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Viande importée : le SNRC se rebiffe !

, mis à jour le 15/01/2026 à 20h21
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"Poulets ukrainiens" et "viande Mercosur" dans les cantines : le SNRC en a assez d'entendre ces accusations et sort l'artillerie des chiffres. 
 

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Qu’on se le dise haute et fort ! La restauration collective en a assez d’être montrée du doigt. Par la voie de sa présidente, Isabelle Aprile, le SNRC dénonce une "petite musique" installée dans le débat public qui jette l'opprobre sur un secteur pourtant exemplaire dans son soutien aux agriculteurs français. Chiffres à l’appui, le syndicat se rebiffe et rétablir la vérité. Selon l'enquête menée par le SNRC en 2025 sur les achats de 2024, plus de 99 % des viandes consommées sont d'origine France (70,93 %) ou Union européenne (28,15 %). Les viandes hors UE représentent moins de 1% (0,91 %), majoritairement de l'agneau néo-zélandais, et non du poulet. Quant à la volaille fraîche, 99,19% servie en restauration collective concédée est d'origine France. La volaille hors Union européenne ne représente que 0,29% des volumes. « Parler d'une majorité de poulets ukrainiens ou brésiliens, ou de viande en provenance du Mercosur dans la restauration collective concédée, est donc factuellement faux », martèle Isabelle Aprile.

Un choix assumé malgré le surcoût

Ce soutien massif à l'origine France n'est pas un hasard. Il résulte de choix assumés par les pouvoirs publics et les entreprises malgré un contexte budgétaire contraint. Sur le marché de Rungis, le poulet ukrainien coûte environ 3 euros le kilo, le brésilien 2,50 euros. Le poulet français, lui, 7 euros, voire 14 euros pour le Label Rouge. « Nos entreprises s'engagent pour la Ferme France car elles sont conscientes du travail et de la qualité des produits proposés par nos agricultrices et nos agriculteurs", affirme la présidente du SNRC. "Chaque jour, ils créent de la valeur sur nos territoires et nous sommes fiers de les soutenir par notre politique d'achats, au service de notre souveraineté alimentaire."

Remettre la cantine au milieu du village

Pour le syndicat, ces accusations répétées décrédibilisent les professionnels, sèment le doute auprès des élus et des familles, fragilisent des débouchés pourtant stables pour les filières françaises et détournent l'attention des vrais leviers de souveraineté alimentaire. D'autant que ces amalgames masquent une réalité essentielle : la restauration collective représente environ 7 % des produits agricoles français consommés en France selon la Confédération des grossistes de France, quand la grande distribution en concentre près de 68 %. Le SNRC appelle à un débat fondé sur les faits. "La restauration collective n'est pas le problème : elle fait partie de la solution, en soutenant concrètement la Ferme France, chaque jour, dans les cantines de millions de Français."

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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