Commerces sinistrés : le gouvernement annonce trois mesures de soutien
Chômage partiel, fonds de soutien et accélération des indemnisations d’assurance : le Premier ministre a annoncé un dispositif d’urgence pour accompagner les commerces victimes de dégradations et de pillages lors du week-end des 17-18 octobre, dont les restaurants.
Le gouvernement a annoncé un dispositif de soutien économique pour les commerces touchés par les dégradations et les pillages. Lors de sa prise de parole du 19 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a présenté trois mesures destinées à faciliter la reprise d’activité des établissements sinistrés et à préserver les emplois.
Chômage partiel
D’abord, le recours au chômage partiel, avec une prise en charge annoncée à 100 %. Le dispositif doit être activé dès le 20 octobre, selon les modalités précisées par le gouvernement. Cette mesure vise à permettre aux entreprises contraintes de réduire ou de suspendre leur activité de conserver leurs salariés.
Fonds de soutien
Ensuite, la création d’un fonds de soutien spécifique pour répondre aux difficultés financières des commerces touchés. L’objectif est notamment de soutenir leur trésorerie, alors que certains établissements ont déjà engagé des dépenses pour constituer leurs stocks. Les montants mobilisés et les conditions d’éligibilité restent à préciser.
Assurances
Enfin, l’exécutif entend accélérer les indemnisations des assurances. Les échanges avec les assureurs doivent permettre de simplifier les démarches, d’accélérer les expertises et de faciliter le versement d’acomptes aux professionnels sinistrés.
Charges fiscales et sociales
Les modalités pratiques du fonds et les conditions précises d’accès aux différentes mesures doivent toutefois encore être détaillées. Le ministre du Commerce, Serge Papin, évoque aussi un possible report de charges fiscales et sociales, sur le modèle du dispositif mis en place après les incendies en Gironde. Les mesures économiques doivent encore faire l’objet de concertations. Le gouvernement estime à au moins 3 000 le nombre de commerces ayant subi des dégradations ou des pillages.