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Violences et saccages : l’hôtellerie-restauration appelle l’État à l’aide

, mis à jour le 19/10/2026 à 08h04
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saccages octobre

Les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre ont endommagé cafés, restaurants et hôtels de la capitale et de nombreuses villes en régions. Face à des vitrines brisées, des terrasses ravagées et des fermetures contraintes, les organisations professionnelles du secteur demandent à l'État un soutien financier et sécuritaire d'urgence. Des réunions seront organisées à Bercy ces lundi 19 et mardi 20 octobre.

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L'hôtellerie-restauration demande l'aide de l'État après les violences du samedi 17 octobre. En marge des cortèges, des manifestations contre la vie chère, des groupes violents s'en sont pris à des cafés, des brasseries, des restaurants et des hôtels, de Paris à Nantes, en passant par Marseille, Lyon et Limoges. Les deux principales organisations professionnelles du secteur demandent un soutien financier et sécuritaire d'urgence. Les professionnels décrivent des vitrines brisées et des terrasses ravagées. Des clients ont été mis à l'abri à la hâte dans les arrière-boutiques. Des salariés ont dû fuir face aux pilleurs. Plusieurs établissements ont été contraints de fermer.

La colère des organisations patronales

L'Union des métiers de l'hôtellerie restauration (Umih) condamne fermement ces violences. Une fois encore, les commerçants, et tout particulièrement les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, se sont retrouvés en première ligne, rappelle l'organisation. « Nos établissements ne sont pas des défouloirs. Nos professionnels ne peuvent pas être, manifestation après manifestation, ceux qui paient la facture des violences », s'insurge Franck Chaumès, président confédéral de l'Umih. Selon lui, le droit de manifester est fondamental, mais le droit de travailler en sécurité l'est tout autant.

Des trésoreries fragilisées et des emplois en péril

La filière était déjà confrontée à une conjoncture économique tendue, marquée par la hausse des charges et le recul de la consommation. Cet épisode s'ajoute à ces difficultés. Pour les établissements contraints de fermer, les recettes s'arrêtent net. Les charges, elles, continuent de tomber.

Le Groupement des hôtelleries & restaurations (GHR) attire l'attention sur deux situations : celle des salariés placés en chômage partiel et celle des chefs d'entreprise obligés d'engager d'importants travaux de rénovation avant de pouvoir rouvrir.

« Derrière chaque vitrine brisée, il y a des années de travail, des emplois et des familles plongées dans l'inquiétude », rappelle Catherine Quérard, présidente du GHR.

« Les pouvoirs publics doivent agir pour que de telles scènes de violence urbaine ne se reproduisent plus », commente de son côté Pascal Mousset, président du GHR Paris Ile-de-France.

Un recensement des établissements touchés

Le GHR et l'Umih appellent tous les professionnels touchés à se faire connaître sans attendre auprès de leurs antennes territoriales. L'Umih demande à tous les commerçants, hôteliers, cafetiers et restaurateurs ayant subi des dégradations, des fermetures contraintes ou des pertes d'exploitation à prendre contact sans attendre avec les Umih départementales. Ce recensement doit permettre de dresser un état des lieux précis des pertes d'exploitation et des préjudices subis, puis de les faire valoir. « Nous avons d’ores et déjà engagé un dialogue avec le gouvernement. Face à ces événements, notre priorité est claire : être aux côtés des professionnels victimes, défendre leurs intérêts et contribuer à ce qu’ils puissent reprendre leur activité dans les meilleurs délais », déclare quant à lui le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide (Snarr).

Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises et du Commerce, réunira ce lundi 19 octobre à 9 h à Bercy les fédérations des commerçants, enseignes, artisans, et restaurateurs ainsi que les représentants des banques et assurances. Cette réunion aura pour objet d’établir le bilan des dégâts matériels, l’impact sur l’activité économique et de définir les actions possibles en soutien à la réparation et à la pérennité des entreprises touchées. 

Directeur des rédactions du Pôle Restauration de Zepros, rédacteur en chef de Zepros Resto, rédacteur en chef de Zepros Distributeurs RHD. Actus Métiers, Fournisseurs Boissons, France des chefs…
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