Cantines scolaires : la végétalisation reste à géométrie variable
À la rentrée 2026, les grandes villes affichent des politiques très différentes en matière de menus végétariens. L’état des lieux réalisé par L214 met en lumière des écarts qui dépassent les clivages politiques.
Une journée végétarienne par semaine pour certaines, trois pour d’autres. À la rentrée 2026, la végétalisation des cantines scolaires reste très disparate. L214 a analysé les menus de 40 villes françaises de plus de 100 000 habitants, au lendemain des élections municipales de mars 2026. Et les résultats sont riches d'enseignements.
Premier enseignement : pour une partie des collectivités, le cadre fixé par la loi Egalim reste le niveau de référence. 14 villes sur 40 proposent une seule journée végétarienne par semaine, soit le minimum légal. À l’inverse, 14 villes servent au moins deux journées végétariennes hebdomadaires et 12 en proposent cinq à sept par mois.
L’écart est encore plus net concernant l’alternative quotidienne. 11 villes proposent une véritable option végétarienne chaque jour, tandis que 24 affichent une option « sans viande » ou « sans porc » pouvant contenir du poisson. Cinq villes ne proposent aucune alternative végétarienne quotidienne. Une distinction importante alors que les deux dispositifs ne répondent pas au même objectif de végétalisation.
Choix pas uniquement politique
Certaines collectivités ont choisi d’aller plus loin. Saint-Denis propose trois journées végétariennes chaque semaine et Montpellier deux plats végétaliens par mois. Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier et Paris cumulent, eux, option végétarienne quotidienne et deux journées végétariennes hebdomadaires.
L’étude montre également que la végétalisation ne se réduit pas à une ligne politique. Aix-en-Provence propose deux journées végétariennes une semaine sur deux et Metz cinq à sept par mois. Pour Erwin Goeller, chargé d’affaires publiques de L214, « la végétalisation des menus dans les cantines scolaires est un choix politique concret à la portée de chaque maire ». Entre respect du minimum légal et politique alimentaire plus ambitieuse, les collectivités disposent donc encore d’une marge de manœuvre importante.