Scolarest : bien dans son assiette, bien dans sa tête !
Une étude OpinionWay réalisée pour Scolarest auprès de 500 parents et 500 enfants révèle que 38 % des jeunes se disent stressés et que près d'un sur deux ignore le lien entre alimentation et santé mentale. Le spécialiste de la restauration scolaire, qui sert 300 000 élèves par jour, en tire une feuille de route en quatre piliers.
Anxiété, décrochage, troubles de l'humeur. La santé mentale des jeunes inquiète. Grande Cause nationale en 2025, elle le reste en 2026. Santé publique France relève d’ailleurs que 45 % des collégiens rapportent des plaintes psychologiques répétées. On accuse les écrans, les réseaux sociaux, la pression scolaire. L'alimentation, elle, reste dans l'angle mort.
Une étude OpinionWay menée en juin 2026 pour Scolarest (Marque de Compass Group France) auprès de 500 parents et 500 enfants de 6 à 18 ans vient rappeler son rôle. 38 % des enfants se déclarent stressés, jusqu'à 60 % en Île-de-France. Si 70 % des parents relient assiette et moral, seuls 52 % des enfants font ce lien. Chez les filles, ce taux tombe à 43 %.
La cantine, elle, joue son rôle d'amortisseur. 88 % des enfants disent en sortir de meilleure humeur et plus détendus. Seuls 10 % la citent comme source de stress. Leur premier plaisir ? Retrouver les copains, à 75 % selon les parents. L'expérience reste perfectible : le goût des plats (40 %), le bruit (39 %) et le manque de temps (35 %) dominent les irritants.
Club des Goûteurs
Pour Jérôme Perrier, directeur général de Scolarest, Medirest et des Cuisines Centrales, un repas à la cantine « c'est une pause, un moment partagé entre copains, un temps pour souffler dans la journée ». L'entreprise, qui sert 300 000 élèves dans près de 1 500 établissements, bâtit sa feuille de route sur quatre piliers : santé, lien social, goût et durabilité.
Côté pédagogie, le programme Cultiv' ta forme met chaque mois un légume à l'honneur dès octobre, avec les frères Lebrun, médaillés olympiques de tennis de table, en ambassadeurs. Dans l'assiette, 45 additifs jugés à risque par l'UFC-Que Choisir ont déjà disparu. Mieux encore : plus de 30 recettes de légumes ont été cocréées avec les enfants du Club des Goûteurs.
Le sujet monte jusqu'au Parlement. En février, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une proposition de loi pour expérimenter une éducation à l'alimentation obligatoire en primaire. Demain, le déjeuner pourrait bien devenir une matière à part entière.