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Ouverture le 1er mai : un projet soutenu par Emmanuel Macron

, mis à jour le 17/01/2026 à 21h43
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Pain le 1er mai

Les boulangers vont-ils pouvoir ouvrir librement le 1er mai prochain ? A l'occasion de la traditionnelle galette des Rois du Palais de l'Elysée, le chef de l'état a témoigné de son intérêt pour la question, en affichant un soutien au projet de loi sénatorial portant sur le sujet. De quoi satisfaire professionnels et organisations représentatives, ainsi que d'autres corporations, telles que les fleuristes, également concernés par cette possible libéralisation.

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Au printemps 2025, la situation des boulangers avait animé les débats. Alors que la profession avait pour habitude, de longue date, d'ouvrir le 1er mai, la position de l'inspection du travail sur le sujet (du fait d'un flou juridique notable) ne permettait plus aux chefs d'entreprise d'employer du personnel sur cette journée et donc d'être en capacité d'ouvrir leur commerce. Cinq boulangers vendéens avaient été verbalisés en 2024. Une interdiction d'autant plus préjudiciable que le jour férié était, pour de nombreuses structures, synonyme d'un chiffre confortable du fait de la consommation induite par les réunions familiales et autres repas partagés. Face à cette problématique, le gouvernement de l'époque -par l'intermédiaire des ministres du travail Catherine Vautrin et Astrid Astrid Panosyan-Bouvet- avait assuré souhaiter libéraliser le travail sur cette journée. Une proposition de loi allant dans ce sens a été adoptée au Sénat dans le courant de l'été 2025. Approuvé en commission à l'Assemblée Nationale, il sera présenté le 22 janvier en séance lors de la niche parlementaire des députés Les Républicains. En amont de ce vote, les mots du président de la République viennent conforter le souhait de réforme affiché par ces parlementaires.

La Confédération satisfaite, les syndicats inquiets

Pour la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF), cette potentielle évolution réglementaire est une bonne nouvelle. "Les consommateurs veulent une boulangerie ouverte, les entreprises ont besoin de chiffre d'affaires et la plupart des salariés veulent travailler parce qu'ils sont payés double", a détaillé son président Dominique Anract sur l'antenne de la radio RMC. L'organisation représentative indique s'être battue depuis près d'un an pour voir le texte aboutir. Du côté des syndicats, tels que la CGT, on dénonce un recul des droits des travailleurs et la chute d'un symbole fort. Leur crainte est de voir des collaborateurs contraints de travailler, du fait du maintien de l'activité des entreprises, alors même qu'ils auraient souhaité bénéficier d'un temps de repos sur cette journée.

Rémi Héluin, Rédacteur en chef du magazine Zepros Boul-Pat
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