Publication du décret faisant évoluer les conditions d'attribution du titre Maître Restaurateur

, mis à jour le 15/07/2026 à 08h08
Image
ILE FLOTTANTE LA LORRAINE

L’AFMR se réjouit de la parution au JO du nouveau décret Maître Restaurateur et attend désormais celui sur la révision du fait-maison…
 

Partager sur

Implication de l'Etat

Attendu avec beaucoup d’impatience par l’Association Française des Maîtres Restaurateurs (AFMR) le nouveau décret qui organise la délivrance du titre d’État de Maître Restaurateur est paru au Journal Officiel du 10 juillet. « Le nouveau décret est un témoignage fort de l’implication de l’État en faveur d’une restauration durable et responsable, une cuisine faite maison, la transmission de ces savoir-faire qui honorent toute la profession de la restauration. Ce décret est le fruit du travail de la Direction générale des entreprises, partenaire essentiel pour la restauration française et pour l’AFMR en particulier, de celui des équipes du ministre Serge Papin que nous remercions pour leur écoute bienveillante et attentive », commente ainsi l’AFMR.

Une validité de 5 ans

Au menu du nouveau décret : des exigences en phase avec l’évolution de la cuisine, une meilleure prise en compte de l’origine des produits bruts et frais qui composent la cuisine d’un Maître Restaurateur. Mais aussi l’extension de la durée de validité du titre à 5 ans, pour que les Maîtres Restaurateurs puissent mieux se dédier à leur métier. « Il s’agit d’une très bonne nouvelle pour tous les adhérents de l’AFMR, et pour notre association qui pourra plus facilement encore aller à la rencontre de la communauté des Maîtres Restaurateurs », s’enthousiasme le nouveau président de l’AFMR, Stéphan Pey. « La nouvelle équipe qui m’entoure aura à cœur de poursuivre les travaux engagés par le président d’honneur Alain Fontaine, que je tiens à remercier et à féliciter une fois de plus pour son engagement constant et son travail fructueux avec les pouvoirs publics ».

Vers une nouvelle définition du fait-maison

Ces nouvelles règles devraient désormais être complétées par une nouvelle définition du fait-maison. Un décret, qui doit prochainement être publié, vise en effet à répondre à la fois aux attentes des professionnels et à celles des consommateurs. 
L’AFMR rappelle à ce propos que les Maîtres Restaurateurs proposent en toute transparence une cuisine 100 % faite maison à base de produits bruts et frais. « Plus le fait-maison sera adopté dans nos restaurants, plus nous aurons mérité d’être les héritiers de la tradition culinaire française, qui innove et nous rassemble », commente l’association.
 

Les principales nouveautés à retenir

Par rapport à la réforme de 2015, cinq évolutions sont réellement structurantes :

  • Le titre est désormais valable cinq ans, contre quatre auparavant. 
  • Plusieurs Maîtres Restaurateurs pourront être reconnus dans un même établissement, alors qu'un seul titulaire était possible jusqu'à présent. 
  • Le cahier des charges s'enrichit de critères environnementaux et d'accessibilité, reflétant l'évolution des attentes en matière de restauration responsable. 
  • Les contrôles d'hygiène sont renforcés, avec la possibilité pour le préfet de diligenter des vérifications complémentaires. 
  • La procédure de retrait est entièrement sécurisée, avec une procédure contradictoire formalisée et des voies de recours clairement définies. 

Ce qui ne change pas

Le décret ne remet pas en cause les fondamentaux introduits en 2015 :

  • les salariés restent éligibles au titre, innovation majeure de la réforme de 2015 ; 
  • le principe d'un audit indépendant est conservé ;
  • l'exigence d'une cuisine faite maison à partir de produits bruts et majoritairement frais demeure au cœur du dispositif, même si le cahier des charges évolue.
Document
Directeur des rédactions du Pôle Restauration de Zepros, rédacteur en chef de Zepros Resto, rédacteur en chef de Zepros Distributeurs RHD. Actus Métiers, Fournisseurs Boissons, France des chefs…
Partager sur

Inscrivez-vous gratuitement à nos newsletters

S'inscrire