Restauration : croissance nulle sur les cinq premiers mois de 2026

, mis à jour le 18/06/2026 à 22h51
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ESTAURANT 2025 _ JCS

La restauration affiche une croissance zéro depuis le début de l'année 2026, le deuxième trimestre n'ayant pas redressé une activité déjà atone, selon Food Service Vision. La restauration commerciale recule de 1 % en avril comme en mai, effaçant la hausse de 3 % de mars, tandis que la fréquentation cède 2%. En mai, 33% des consommateurs déclarent avoir réduit leurs dépenses.

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La restauration hors domicile affiche une croissance nulle depuis le début de l'année 2026. Le deuxième trimestre n'a pas permis de redresser l'activité, après un premier trimestre déjà atone, selon Food Service Vision, spécialiste de l'intelligence économique de la filière restauration.

Le chiffre d'affaires de la consommation hors domicile stagne, avec une accélération de la dégradation au mois de mai. Le contexte économique reste défavorable : hausse des prix des matières premières et des carburants, repli du PIB, stagnation de la consommation alimentaire et dégradation de l'indice de confiance des ménages.

Une activité en repli au printemps

La restauration commerciale enregistre une baisse de l'activité de 1 % en avril et de 1 % en mai. Ces reculs réduisent quasiment à néant la croissance de 3 % observée en mars. La restauration collective suit une tendance similaire. Seuls les commerces de proximité affichent une hausse, modeste, de 1 % entre janvier et mai.

Tous les segments sont touchés. La restauration à table a décroché nettement au printemps, avec un recul de 3 % en avril et en mai, tandis que la restauration rapide résiste davantage. Les données confirment par ailleurs un recul de la fréquentation de 2 %.

Les arbitrages des consommateurs

Les inquiétudes des Français sur leur pouvoir d'achat expliquent ce manque de vigueur. En mai, la part des consommateurs ayant réduit leurs dépenses de restauration atteint 33 %, contre 14 % en mai 2025. La proportion des convives qui arbitrent sur au moins une composante d'un repas au restaurant a atteint le record de 53 %, le poste le plus sacrifié étant les boissons alcoolisées, devant les entrées et les desserts.

Ces arbitrages s'expriment majoritairement hors périodes de congés. Durant ces dernières, les consommateurs desserrent les cordons de la bourse : 40 % d'entre eux affirment y avoir dépensé davantage. Par ailleurs, 32 % des consommateurs prévoient une diminution ou un arrêt de leurs dépenses au restaurant au cours des trois prochains mois.

Les opérateurs ajustent leurs achats

Face à ce contexte, les opérateurs procèdent eux aussi à des arbitrages, pris entre la nécessité de ne pas augmenter le prix des cartes et la gestion d'une hausse des coûts. Ces ajustements portent sur les quantités achetées (chasse au gaspillage, baisse des grammages) et sur la valeur d'achat (changement de recettes, transfert vers les marques de distributeurs et les premiers prix, recours à des circuits d'approvisionnement directs).

Au cours des trois derniers mois, 53 % des professionnels ont réduit leurs achats dans au moins une catégorie de produits alimentaires ou de boissons, soit 20 points de plus que sur la même période de 2025. Les tarifs généraux des distributeurs CHD dans les produits alimentaires et les boissons ont augmenté de 1,1 % au deuxième trimestre. Les offres promotionnelles du type « un produit acheté, un produit gratuit » ont séduit 37 % des consommateurs, soit 8 points de plus qu'au trimestre précédent.

La proximité reste dynamique

Alors que la boulangerie-pâtisserie enregistre un repli en avril et en mai, et affiche une croissance zéro depuis janvier, les magasins de proximité surfent sur le phénomène du snacking. Leur chiffre d'affaires progresse de 14% depuis le début de l'année.

« La situation pourrait s'éclaircir durant l'été, grâce à un regain de la fréquentation touristique en France qui reste une destination sûre, dotée d'infrastructures hôtelières solides et qui souffre moins de la surfréquentation que certains autres pays européens », indique François Blouin, fondateur et président de Food Service Vision. La baisse des prix des carburants et le desserrement des contraintes d'approvisionnement sur certaines matières premières pourraient soutenir cette dynamique estivale.

La Revue stratégique du cabinet Food Service Vision s'appuie sur ses ressources data, sur des partenaires dont NielsenIQ, sur plusieurs centaines d'interviews et sur le baromètre trimestriel « Les Français et la restauration », qui interroge 1 100 convives. Les analyses complètes sont disponibles sur le site du spécialiste de la filière.

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COUV FSV revue startégique juin 2026
Directeur des rédactions du Pôle Restauration de Zepros, rédacteur en chef de Zepros Resto, rédacteur en chef de Zepros Distributeurs RHD. Actus Métiers, Fournisseurs Boissons, France des chefs…
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