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La pause-déjeuner des actifs se transforme

Florian Jugi
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Cantine entreprise

Avec le télétravail devenu la nouvelle norme, le marché de la pause-déjeuner est en pleine mutation. Les Echos Etudes publient une analyse sur la révolution en cours. 

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La crise sanitaire a chamboulé le mode de vie des actifs au travail ! En particulier le temps consacré à la pause déjeuner à cause du développement croissant du télétravail. 2022 signe le retour à la stabilité, mais avec une activité en baisse par rapport à l’avant Covid. Selon la dernière analyse des Echos Etudes, le marché de la pause déjeuner est en pleine transformation pour répondre aux évolutions de la société et du monde du travail. Le tout en subissant un contexte inflationniste qui pèse sur les modèles actuels basés essentiellement sur des volumes. Dans ce contexte, le paysage concurrentiel connaît un éclatement renforcé des circuits. L’organisation de la semaine de travail devient moins prévisible avec la nécessité de proposer plus de souplesse dans les solutions de restauration. Les consommateurs sont également devenus plus exigeants quant à leur alimentation et attendent des aliments de qualité. La restauration d’entreprise doit passer d’un modèle basé sur le choix de la quantité à petits prix, à des propositions plus souples, mieux adaptées aux attentes d’aujourd’hui. 

La foodtech secoue les acquis

D’après Les Echos Etudes, la restauration d’entreprise connaît également une vague de rajeunissement avec l’incursion d’acteurs de la Foodtech qui cassent les codes en proposant des solutions innovantes (frigo connecté, cuisine robotisée...) fondées sur une expertise du digital et avec un positionnement résolument écologique. « Ces nouvelles solutions de restauration ouvrent le marché de la restauration d’entreprise à une nouvelle cible : les PME-TPE. Le potentiel est immense, cette cible étant très peu adressée par les acteurs historiques de la restauration collective », commentent les auteurs. En parallèle, les frontières entre foodservice et retail sont de moins en moins étanches. Par exemple, les retailers (grande distribution, Picard…) mais aussi les IAA, notamment ceux présents sur le marché du traiteur LS (Sodebo...) ne cachent par leurs envies d'aller tailler des croupières aux opérateurs historiques. 

Florian Jugi
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