Piga Conseil lance les Tables Européennes
Présentées le lundi 15 juin à Paris, les Tables Européennes veulent porter une voix française plus structurée dans les débats alimentaires européens. Ce think & do tank, fondé par l'agence PIGA Conseil de Guillaume Gomez et Mathieu la Fay, entend dépasser l'approche strictement réglementaire et économique pour rassembler entreprises, filières, chercheurs et institutions. Le lancement s
Les Tables Européennes ont été lancées le lundi 15 juin à Paris. Ce think & do tank est dédié à l'alimentation, à la gastronomie et à leurs cultures. Son objectif : porter une voix française plus structurée dans les débats européens.
Le lancement s'est tenu en présence de Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, aux côtés de représentants des principales filières alimentaires françaises. L'initiative est fondée par l'agence PIGA Conseil (Patrimoine Immatériel, Gastronomie et Alimentation), créée par Guillaume Gomez et Mathieu la Fay.
Un sujet stratégique européen
Les décisions relatives à l’alimentation, l’agriculture, la nutrition, la compétitivité et la durabilité sont largement construites à l’échelle européenne. Les Tables Européennes entendent donc structurer une réflexion collective et une parole française sur ces sujets. Elles veulent rassembler entreprises, filières, chercheurs, experts et institutions.
« L'alimentation ne peut plus être abordée uniquement sous l'angle réglementaire ou économique », rappelle Guillaume Gomez, président de PIGA Conseil. « Elle touche à notre identité, à notre patrimoine, à nos territoires, à notre capacité à produire et à transmettre. Elle mérite aujourd'hui un espace de dialogue et d'action à la hauteur des enjeux européens. »
Le soutien du ministre
L'intervention de Benjamin Haddad s'est déroulée à l'École de Paris des Métiers de la Table (EPMT). Le ministre a souligné l'importance de faire émerger des espaces de réflexion capables d'alimenter le débat européen. « L'initiative que vous lancez aujourd'hui est extrêmement précieuse ; nous avons besoin de faire entendre notre voix à Bruxelles, et nous avons besoin de le faire de manière collective », déclare-t-il.
Il a rappelé la nécessité pour la France de renforcer son influence dans les débats européens, afin de défendre les intérêts de ses filières autour de la souveraineté alimentaire, de la compétitivité, de l'innovation et de la transmission des savoir-faire.
Des filières mobilisées
Les échanges ont fait émerger plusieurs préoccupations communes : renforcer la souveraineté alimentaire française et européenne, améliorer la compétitivité des filières dans un contexte de concurrence internationale, mieux coordonner les stratégies économiques à l'échelle européenne, défendre les modèles agricoles et gastronomiques français, promouvoir une information claire pour le consommateur, réaffirmer le rôle de l'éducation à l'alimentation et valoriser les terroirs.
Des acteurs des filières laitière, fruits et légumes, aquaculture, industries alimentaires, meunerie, restauration, gastronomie et eaux minérales ont partagé leurs attentes quant à une voix française plus audible.
Une feuille de route
Les Tables Européennes ont vocation à agir entre Paris, Bruxelles et Strasbourg. Le Manifeste des Tables Européennes, destiné à porter une vision de l'alimentation européenne auprès des décideurs publics français et européens, sera largement diffusé. Le contact presse est assuré par l'agence PIGA Conseil.