Fêtes de fin d'année : des achats toujours plus tardifs et contraints

, mis à jour le 21/12/2025 à 14h05
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Fêtes de fin d'année

A la veille de Noël, les incertitudes s'expriment dans l'évolution des habitudes de consommation. En grande distribution, la saison peine à démarrer, tandis que les artisans doivent composer avec une baisse tendancielle des commandes et une réorientation des choix vers d'autres références que la traditionnelle bûche.

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Les fêtes de fin d'année sont-elles encore un moment privilégié, protégé de l'inquiétude ambiante ? A cette question, les chiffres semblent répondre par la négative. Une étude publiée ce 19 décembre par NielsenIQ montre un inquiétant recul de la consommation des produits festifs. L'institut note un retard important dans les achats de chocolats, champagnes, foies gras ou encore saumons fumés : depuis le début de la saison et jusqu'au 14 décembre, les ventes (en nombre d'articles) ont reculé de 8% en considérant l'ensemble de ces catégories "festives". Le recul est particulièrement marqué sur la semaine 50, courant du 8 au 14 décembre, avec une contraction de 13% en volume. Sur cette période, des territoires tels que la Haute-Marne ou l'Orne ont été particulièrement touchés par le phénomène. Cela pourrait s'expliquer par une volonté de regrouper les achats et d'attendre des offres promotionnelles alléchantes, qui seront très certainement activées par les grandes enseignes dans les prochains jours face à de tels résultats.

Les bûches en recul

D'après des témoignages d'artisans, recueillis notamment sur les réseaux sociaux, la même tendance aux achats de dernière minute est constatée également en boulangerie-pâtisserie. Les commandes y sont moins nombreuses, ne permettant plus aux professionnels de prévoir les quantités à fabriquer. Cette évolution est particulièrement notable sur les bûches, qui ne suscitent plus le même engouement que par le passé, malgré la complexité qu'elles représentent en production. De par l'évolution des structures familiales et la montée en puissances des régimes alimentaires spécifiques, les formats individuels gagnent en popularité. Face à ces problématiques et aux difficultés récurrentes de recrutement, l'idée de fermer sur la période festive fait son chemin... au risque de renvoyer une image dégradée de la filière.

Rémi Héluin, Rédacteur en chef du magazine Zepros Boul-Pat
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