Les grossistes alimentaires, acteurs structurants de la chaîne de valeur
Les Grossistes Alimentaires de France, qui ont renouvelé Jacques Déronzier à leur présidence lors de leur assemblée générale du 3 juin à Paris, ont réuni plusieurs experts du secteur afin d'éclairer les évolutions du marché de la consommation hors domicile et les défis auxquels sont confrontés les grossistes.
A l’issue de l’assemblée générale des Grossistes Alimentaires de France, Alexia Fromanger, déléguée générale, et Carole Cazaban, secrétaire générale, avaient préparé un après-midi de conférences au cours duquel plusieurs experts et consultants ont apporté leur regard sur le marché de la consommation hors domicile et ses enjeux, afin d’apporter une « vision à 360 ° », entre autres, aux grossistes alimentaires. Se sont ainsi succédés à la tribune François Blouin et Michael Ballay de Food Service Vision, Nicolas Nouchi de Strateg’Eat, Anne-Sophie Batani de Hazelle Conseil et Olivier Mevel de Olivier Mevel Conseil.
« Le contexte dans lequel vous opérez votre métier de grossiste est objectivement tendu », a commenté François Blouin en pointant, d’une part, des écarts de plus en plus importants entre clients restaurateurs performants et clients restaurateurs moins performants, d’autre part, des oscillations qui bouleversent sans cesse le marché. De son côté, Nicolas Nouchi a abordé de nombreux paramètres du marché : fragmentation, rapport qualité/prix/satiété, développement du halal, hybridation des concepts, nutrition fonctionnelle, etc.
Evoquant les enjeux RSE des grossistes Anne-Sophie Battani estime que ces dernier ont le pouvoir d’agir et d’embarquer l’amont et l’aval de la filière dans la transition alimentaire, un vrai rôle structurant et stratégique dans la chaîne de valeur. « Les approches en silo ne fonctionnent plus, il faut des réponse globales », déclare-t-elle. Quant à Olivier Mevel, il souligne le rôle des grossistes comme architectes de la souveraineté alimentaire. « Demain, la question ne sera plus seulement : « qui produit ? Elle sera : qui est capable d'acheminer, de sélectionner, d'adapter et de rendre accessible ? Et sur ce sujet, les grossistes ont une longueur d'avance », estime l’économiste.