[Spécial RSE] Durabilité : Transgourmet poursuit ses investissements
Pas de changement de cap chez Transgourmet ni de ralentissement dans ses investissements RSE !
« En tant que coopérative, nous investissons beaucoup dans nos infrastructures et dans deux sujets que sont la digitalisation au service des clients et le développement durable », rappelle Yves Cebron de Lisle, directeur général délégué de Transgourmet France. L’objectif est clair: être l’entreprise la plus durable du marché avec des objectifs SBTI* qui visent une réduction de son impact carbone de 30 % en 2030 et la neutralité en 2050. La feuille de route couvre donc l’ensemble des émissions : Scopes 1 et 2 (émissions directes et indirectes liées à l’activité de la société) et Scope 3 (émissions non liées à l’activité de la société). En 2025, Transgourmet a ainsi réduit de 12 % son impact carbone par rapport à l’année de référence 2021. Concernant les véhicules, l’objectif en 2030 est de recourir à 90 % de flotte avec des alternatives au gazole. À fin 2025, les 50 % étaient dépassés, un niveau en ligne avec la feuille de route. Concernant les infrastructures, il s’agit de remplacer les fluides frigorigènes : « À fin 2025, 100 % de nos sites ont été équipés en fluides frigorigènes à faible impact », annonce Yves Cebron de Lisle.
Plusieurs autres chantiers sont en cours, tel le recours au solaire, avec le déploiement d’ombrières photovoltaïques sur les parkings des entrepôts, là où cela est possible. Tandis que deux ont été réalisés en 2025, six autres projets démarrent. Ces installations permettent de réduire de 15 % les achats d’électricité.
Enfin, Transgourmet ne manque pas aujourd’hui de communiquer de manière ciblée auprès de ses clients sur son modèle One Stop Delivery (« tout dans un même camion ») qui permet de réduire en moyenne de 43 % les émissions de GES par rapport à un modèle monotempérature. « Nous transmettons ce message à nos clients et à nos futurs clients pour dire que c’est le modèle le moins impactant », souligne Yves Cebron de Lisle. Faciliter la vie des clients Côté Scope 3, la cohérence est tout autant de rigueur. Selon une récente l’étude de l’ObSoCo (L’Observatoire de la Société et de la Consommation), réalisée par Service Compris et soutenue par Transgourmet, ce qui ressort en premier dans les attentes des restaurateurs en termes de durabilité concerne, d’une part, la réduction du gaspillage alimentaire, d’autre part, la saisonnalité, l’approvisionnement local ou français. Ce constat conforte Transgourmet à poursuivre toutes ses actions déjà engagées en matière d’augmentation de ses offres durables (bio, locales, Natura, Origine, labels EGalim…), quitte à les surreprésenter : « Aujourd’hui, 80 % de nos fournisseurs sont français et 20 % de nos produits peuvent être assimilés à des assortiments durables ou locaux. Ce qui ne représente que 11 % du chiffre d’affaires », évalue Yves Cebron de Lisle. C’est ainsi que des produits tels qu’un citron bio et Demeter, des amandes françaises ou du bar et de la daurade de la baie de Cannes figurent au catalogue du grossiste.
Transgourmet mène par ailleurs de nouvelles initiatives sur les gammes. D’abord, la solution e-Quilibre, destinée à la restauration collective, vient récemment de faciliter la déclaration auprès de l’État de produits Egalim achetés par ses clients, en développant un flux informatique direct vers le site ma cantine. « Cela facilite la vie à nos clients. Ils n’ont plus besoin de faire la déclaration, elle se fait automatiquement à partir du moment où ils sont utilisateurs d’e-Quilibre », explique Gaëlle Kerrec, responsable communication et digital de Transgourmet France. Ensuite, le grossiste a renouvelé son partenariat avec l’association Le Tour des Terroirs, et, à ce titre, réunit plusieurs fois par an à la fois des producteurs, des artisans et des chefs engagés qui travaillent des produits bien sourcés partout en France. « L’objectif est de rester un trait d’union entre nos producteurs et nos chefs, de les mettre en relation et de créer des occasions de rencontre avec des acteurs de la production locale », commente Gaëlle Kerrec. Enfin, en fin d’année dernière, Transgourmet a soutenu, avec la journaliste gastronomique Louise Petitrenaud, et l’Aide Sociale à l’Enfance, une opération dédiée à l’inclusion. Celle-ci a permis à des jeunes filles de foyers de pouvoir rencontrer de grands pâtissiers, d’être coachées par ces derniers et de participer en novembre à un concours qui se déroulait au Cordon Bleu autour du citron Origine que lançait Transgourmet. « Ce type d’initiative fait aussi partie de notre feuille de route RSE », précise Gaëlle Kerrec. Autant d’engagements qui redéfinissent le rôle du grossiste dans une filière alimentaire en pleine mutation.
Trophée des alliances circulaires
Le partenariat Transgourmet avec Pandobac a récemment été récompensé d’un Trophée des alliances circulaires pour l’utilisation de bacs réemployables dans la livraison de ses produits de marée fraîche Transgourmet Seafood. L’entreprise sociale Circul’R oeuvre pour mettre en avant toutes les initiatives des entreprises en matière d’économie circulaire au sens large. « Cela nous encourage, car le sujet des emballages est un sujet de fond, très important avec la REP Emballages qui arrive. Notre objectif, c’est de supprimer le maximum de cartons. Désormais, nous souhaitons ne pas limiter cette démarche à la marée, mais passer petit à petit à d’autres catégories de produits », expose Yves Cebron de Lisle.