[Top 100] Maurice Charraire accompagne ses clients vers la RSE

, mis à jour le 31/08/2026 à 17h08
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un chef cuisinier souriant, sur la gauche de la photo, penché sur une poêle, avec une fourchette et un couteau en main.

Plus gros des 15 distributeurs de fruits et légumes du réseau Maisons Charraire, Maurice Charraire propose des solutions aux restaurateurs pour piloter puis améliorer leurs bilans carbone (Non classé). Article publié dans le numéro Zepros Distributeurs RHD 25 - Spécial Top 100 - Edition 2026.

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94 - Vitry-sur-Seine

Depuis le printemps, M.Charraire (abréviation de Maurice Charraire) réalise pour l’un de ses clients, un grand groupe de restauration en entreprise, un bilan carbone avancé. Le distributeur francilien de fruits et légumes, l’une des 23 Maisons Charraire (15 de fruits et légumes, 3 de marée, 3 de BOF et 2 pour la viande, indépendantes les unes des autres) ne chiffre pas uniquement les livraisons effectuées depuis son entrepôt de Vitry-sur-Seine (94) vers les établissements de son client. Il calcule surtout l’empreinte carbone de ses approvisionnements, car c’est ce qui pèse le plus lourd dans les bilans. Chaque mois, pour chaque produit, en fonction de la provenance et de la quantité, M. Charraire établit le bilan carbone des achats de son client. « Cela lui donne une photographie la plus fiable possible de ses achats, même si cela n’a pas de valeur scientifique. L’objectif est de l’aider à y voir plus clair sur son empreinte carbone et à trouver éventuellement des alternatives », explique Marjorie Launay-Charraire, directrice générale de M.Charraire. Par alternatives, comprendre : d’autres produits quand on est hors saison - le distributeur propose 1 500 références - d’autres origines voire d’autres modes de transport ; des mangues transportées par bateau plutôt que par avion !

Rendre les betteraves trendy 
Afin de proposer des solutions à ses clients, M.Charraire a recruté il y a un an un chef, ancien étoilé Michelin. Avec son franc-parler souvent teinté d’humour, Marjorie Launay-Charraire explique que Franck Charpentier a un rôle créatif, certes, mais qu’il n’est pas là pour rivaliser avec les grands chefs qui sont ses clients. « On le challenge sur la manière de sublimer nos produits afin de proposer des alternatives à nos clients : des brasseries avec peu de temps, des budgets contraints et souvent des exécutants pour réaliser les recettes. » Illustration : pour remplacer l’avocado toast, très trendy, mais reposant sur un produit venant d’Amérique du Sud à certaines périodes de l’année, Franck Charpentier a élaboré une tartine à base de betterave et de houmous. Pour Marjorie Launay-Charraire, demain, l’idée serait de prendre un temps d’avance. « Nos clients ne nous sollicitent pas assez en amont quand ils bâtissent leurs cartes de saison », regrette la dirigeante. ●

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