[Top 100] Réseau Le Saint appuie sur le bouton marque propre
Hormis l’intégration du Groupe Estivin, racheté en janvier 2025, l’année passée chez Le Saint n’a pas été marquée par les opérations de croissance externe (1er du Top 100). Article publié dans le numéro Zepros Distributeurs RHD 25 - Spécial Top 100 - Edition 2026.
29 - Guipavas
En 2025, le Réseau a investi dans le développement de ses marques propres et se félicite de l’essor de ses activités dans la volaille. Avec un chiffre d’aff aires qui frôle désormais le milliard d’euros, le Réseau Le Saint affiche un peu plus ses ambitions de marque. « On markète de plus en plus nos offres, car le client veut reconnaitre vite et facilement les produits qu’il achète et ce de manière durable dans le temps », explique Denis Le Saint qui co-préside le Réseau avec son frère Gérard. C’est vrai dans les rayons de la grande distribution, un circuit qui représente 50 % des ventes de Le Saint, mais cela se vérifie aussi dans la RHD, notamment collective. En 2025, l’accent mis sur le marketing de l’offre s’est traduit par l’accélération du développement de la marque propre « Mangeons français ». Créée il y a plus de deux ans et destinée à la RHD ainsi qu’à la grande distribution, « Mangeons français » estampille les achats de poissons, coquillages et crustacés que le Réseau Le Saint effectue chaque jour sur les 28 criées de France. Le leader du Top 100 surfe sur la vague cocardière : poissons pêchés près de nos côtes, soutien à la pêche locale… « Il y a une attente du consommateur français de manger français », confirme Denis Le Saint.
Une viande facile pour la distribution
Sur le marché des fruits et légumes, Charnel est l’autre marque propre de Le Saint à avoir bénéficié d’un effort d’investissement l’an dernier. Pour cette signature destinée aux GMS, Le Saint a développé la fabrication de petits conditionnements (barquettes bois) pour les fruits et multiplié les théâtralisations en magasin. Avec Charnel, l’ambition est de proposer aux hyper et supermarchés des produits en mesure de répondre à la concurrence d’enseignes comme Grand Frais. Fruits et légumes, marée et… volaille. Dans la famille des produits frais, c’est un produit qui a particulièrement bien performé chez Le Saint en 2025. Logique pour le dirigeant du Réseau Le Saint. « C’est moins cher que le bœuf et c’est une viande que toute la population française consomme. » La volaille serait aussi un produit facile à travailler. « On la découpe et on la conditionne en atelier à la demande du client », explique Denis Le Saint. La direction de Le Saint qui possède déjà avec Estiveau, en Gironde, une filiale spécialisée dans la volaille, semble décidée à insister sur ce produit…