Cantines parisiennes : la gratuité au menu des familles modestes

, mis à jour le 18/06/2026 à 21h02
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Emmanuel Grégoire en visite à la cuisine centrale du 20e Paris

Élu maire de Paris en mars, le socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé, le 5 juin, la gratuité des cantines scolaires pour les familles les plus modestes dès la rentrée de septembre. Plus de 17 000 enfants des écoles, jardins d'enfants et collèges publics sont concernés, pour un coût annuel estimé à 1,2 M€. 
 

 

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Promesse de campagne tenue ! A l’occasion d’une visite de la cuisine centrale du 20, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire a annoncé la gratuité des cantines scolaires pour les familles les plus modestes dès la rentrée de septembre. Une mesure qui cible les deux premières tranches du quotient familial, qui acquittent aujourd'hui leur repas 13 et 85 centimes d'euros. Les huit tranches suivantes, plafonnées à 7 euros, verront quant à elles leurs tarifs gelés. Sur les quelque 100 000 enfants qui déjeunent chaque jour dans les restaurants scolaires de la capitale, 17 000 basculeront donc vers la gratuité, soit plus de 2,5 millions de repas servis sans frais chaque année.

Lutter contre la qualité défaillante de l'alimentation de certaines familles modestes

Pour la municipalité, l'enjeu dépasse le seul geste comptable. Ces « factures toutes petites », difficiles à recouvrer et lourdes à gérer, seront effacées au nom de la solidarité, a justifié le nouvel élu. Derrière cette mesure sociale, le maire pointe en fait la qualité parfois défaillante de l'alimentation dans certains foyers modestes et érige le sujet en priorité non négociable. Pour beaucoup d'enfants, la cantine demeure le repas le plus consistant de la journée, un constat d'autant plus sensible que la fréquentation s'effrite au collège.
La Ville assume par ailleurs la hausse continue du coût des repas, portée par l'inflation des matières premières et la montée en gamme liée au bio. Selon Emmanuel Grégoire, répercuter cette flambée sur les familles aurait supposé de relever les tarifs de 40 à 50 M€ au total, un surcoût que Paris dit avoir absorbé ces dernières années.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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