Canicule : à Rezé, la cantine garde la tête froide !
Depuis le 15 juin, les écoliers de Rezé et de Saint-Herblain déjeunent froid. Trois semaines durant, la cuisine centrale teste des menus sans cuisson minute pour affronter les vagues de chaleur, sans rogner sur l'équilibre ni la qualité.
Tout part d'un constat. Au mois de juin de l’année dernière, lors du premier coup de chaud, le paleron servi en sauce chaude était reparti presque intact des plateaux. « Les enfants n'avaient pas d'appétit avec la chaleur », se souvient Laurent Frémont, directeur de la restauration à la Ville. Pour éviter un nouveau gaspillage, ses équipes ont imaginé une parade : troquer les plats chauds contre une gamme de préparations froides, du 15 juin jusqu'aux vacances d'été. Une expérimentation qui porte sur 6 500 repas, servis à Rezé comme à Saint-Herblain, avec qui la commune a noué une entente. Salade de pâtes, émincé végétarien, cantal AOP, fruit bio : les menus restent faits maison, à base de produits sous label, et l'équilibre nutritionnel est préservé. « Chaque plat peut même être réchauffé si la météo se rafraîchit, les commandes partant dix jours à l'avance », souligne la ville.
Côté cuisine, la démarche allège la facture énergétique autant que le quotidien des agents. Les fours éteints, et les bains-marie au repos : la température chute jusqu'à trois degrés dans les salles du restaurant. « C'est plus agréable pour les enfants et pour nous aussi », observe Odile Bonnet, responsable du restaurant scolaire Simone-Veil. Reste l'essentiel : montrer qu'un service public sait s'adapter. « Notre démarche répond à un réel besoin de s'adapter au changement climatique », souligne Agnès Cabaret-Martinet, adjointe à l'alimentation durable. Très observée par ses voisines, Rezé n'exclut pas de renouveler l'opération dès septembre.