Crous : près de 48 millions de repas en 2025

, mis à jour le 10/09/2026 à 20h33
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etudiants qui mangent au restaurant du crous de montpellier

Le rapport d’activité 2025 du réseau des Crous confirme la montée en puissance de la restauration universitaire. Fréquentation, achats Egalim, bio, végétal : les indicateurs progressent. Avec, déjà, un défi en vue : absorber la généralisation du repas à 1 € en 2026.
 

 

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Près de 48 millions de repas servis et plus de 85 000 convives supplémentaires en un an : la restauration universitaire a changé de braquet en 2025. Dans son rapport d’activité publié récemment, le réseau des Crous affiche une fréquentation en hausse, tout en accélérant sur les achats Egalim, le bio et le végétal. Une montée en puissance qui intervient à la veille d’un autre défi : la généralisation du repas à 1 € à tous les étudiants.
Au total, les 966 points de vente ont servi 47,95 millions de repas, (restauration agréée comprise) soit 1,2 million de plus qu’en 2024. Ils ont accueilli 1,619 million d’étudiants, soit 85 318 convives supplémentaires sur un an. Cette progression s’accompagne toujours d’un fort volet social. En 2025, 23,93 millions de repas ont en effet été servis à 1 €, soit près d’un repas sur deux. A noter que ce nombre recule d’environ un million sur un an, sans que le rapport n’en précise la raison. Une évolution à suivre alors que 2025 a préparé la généralisation du repas à 1 € à tous les étudiants en 2026.
Mais servir davantage ne suffit plus. Le Cnous a aussi fait évolué le contenu de l’assiette des étudiants. « Notre objectif est de concilier qualité des repas, accessibilité pour les étudiants et soutien aux filières agricoles », résume Dominique Francon, conseiller restauration de la présidente du Cnous. La nature des achats le prouve : 34 % des approvisionnements alimentaires répondent désormais aux critères Egalim, soit +8 points contre 22 % en 2022. Le bio atteint 13 %, contre 5 % trois ans auparavant. Le réseau cite notamment plus de 10,4 millions de yaourts bio et 845 617 steaks hachés bio achetés l’an passé.

31 % de repas végétariens

Pour maîtriser cette montée en gamme, le réseau s’appuie sur sa centrale d’achats. La massification des volumes permet, selon le Cnous, des gains pouvant atteindre 10 à 15 % sur certaines familles de produits. « Cette stratégie nationale nous permet d’obtenir des conditions tarifaires optimisées tout en maintenant un haut niveau de qualité », explique Marjorie Bretelle, directrice générale de la Centrale d’achats au Cnous.
Autre évolution désormais bien installée : le végétal. Les repas servis se répartissent entre 52 % avec viande, 31 % végétariens et 16 % avec poisson. Une transformation qui accompagne la baisse de l’empreinte environnementale : les émissions de gaz à effet de serre par repas ont diminué de 38 % entre 2022 et 2025.
Reste un défi très concret : absorber les flux. Trois étudiants sur quatre disposent de moins d’une heure pour déjeuner. Avec une fréquentation déjà en hausse et le passage au repas à 1 € pour tous, produire plus ne sera donc pas le seul enjeu : il faudra aussi servir plus vite.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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