[Etude] Les fast-foods grands gagnants de la situation actuelle ?
Les habitudes de consommation des Français au restaurant se scindent selon la génération et le niveau de revenu, selon une étude semestrielle de Revenue Management Solutions réalisée au deuxième trimestre 2026. La restauration rapide tire son épingle du jeu, tandis que les visites se concentrent sur les moments festifs.
La restauration rapide capte la fréquentation quand les budgets se tendent. C'est le principal enseignement d'une étude semestrielle publiée par Revenue Management Solutions (RMS), réalisée au deuxième trimestre 2026 auprès de consommateurs français.
Les arbitrages se font désormais selon l'occasion et le revenu. Les sorties liées au travail reculent nettement, quand les repas conviviaux résistent. 21 % des répondants déclarent sortir plus souvent pour des repas entre amis, alors que 49 % réduisent la fréquence de leurs repas au travail. Les visites au restaurant se réservent de plus en plus aux moments festifs, au détriment d'une restauration jugée utilitaire.
Gen Z et budgets serrés en tête
Les enseignes casual et coffee-shops (15 % plus souvent) et le fast food (12 %) affichent les meilleurs scores, alors que 48 % des répondants fréquentent moins la restauration à table. La tendance est marquée chez la Gen Z : 35 % s'y rendent plus souvent, contre 40 % des Boomers qui l'évitent. Les foyers au budget serré forment le seul groupe de revenus à progresser vers ce format, avec 12 % de visites accrues, soit trois points de plus qu'au troisième trimestre 2025.
Une hausse de prix bien réelle
Pour 56 % des sondés, les prix des restaurants dépassent ceux du mois précédent. Ces consommateurs les jugent pourtant plus raisonnables que ceux de l'alimentation, une perception erronée : en glissement annuel, l'indice des restaurants et cafés progresse de 2,7 %, contre 1 % pour l'alimentation. Les ménages aisés maintiennent leurs commandes, tandis que les moins aisés choisissent des adresses moins chères ou renoncent aux entrées et desserts.
Pour les enseignes, l'enjeu porte sur le ticket moyen et l'offre d'entrée-dessert. « Cette étude montre que les consommateurs arbitrent davantage leurs sorties au restaurant selon l'occasion et leur budget », relève Nicolas Bordeaux, vice-président international Finances et Administration de RMS. « La restauration rapide se distingue, notamment auprès de la Gen Z et des foyers aux budgets les plus serrés. Pour les enseignes, l'enjeu est de préserver le rapport qualité-prix tout en faisant la différence par l'expérience, le service et la convivialité », ajoute-t-il.
Le sur place se maintient, la vente à emporter ralentit
La consommation sur place reste dominante : près de 9 répondants sur 10 se rendent chaque semaine dans un établissement, quand la vente à emporter, la livraison et le drive perdent du terrain. Les épiceries font office de « restaurant-bis », avec 20 % de répondants qui y achètent davantage de repas, en hausse de 4 points. La Gen Z se montre la plus encline à ce report (46 %).
L'étude a été menée auprès de 853 personnes fréquentant un restaurant au moins une fois par semaine.