Fontenay-sous-Bois trace ses barquettes par RFID
Changement de méthode à la cuisine centrale de Fontenay-sous-Bois (94).
Depuis le 7 septembre, les barquettes inox utilisées pour le portage à domicile sont suivies par puce RFID. Pour autant, on ne découvre pas ici, le réemploi. « On l’avait déjà lancé, on sait faire. C’est juste qu’on lance le réemploi avec traçage par puce », précise Maxime Cordier, directeur de la restauration de la ville et président d’Agores. Pourquoi cette initiative ? Parce qu’avec le temps, un écueil est apparu : le nombre de barquettes portées disparues. « Quand tu fais ça sans aucun traçage, à un moment donné, le truc se perd », reconnaît-il. Et la perte finit par peser. Chaque contenant coûtant 7 € TTC pour le petit format, 9 € pour le moyen et 11 € pour le grand. La ville dispose d’environ 1 600 barquettes. Et, à ce jour, 90 des 180 bénéficiaires du portage à domicile sont concernés par le réemploi.
D’où le passage à la RFID. Lors des tournées, les livreurs disposent d’un lecteur capable d’identifier plusieurs contenants en même temps. « Il ne faut pas être comme à l’entrée du théâtre à les lire une par une », image Maxime Cordier. Au retour, deux antennes installées en laverie prennent le relais. Elles forment un portique qui enregistre automatiquement le passage des barquettes. De quoi savoir ce qui est sorti, chez quel bénéficiaire et ce qui est revenu.
15 000 € d’investissements
Encore fallait-il fiabiliser le dispositif. Les premiers lecteurs testés manquaient de portée, les puces compatibles avec le contact alimentaire et le micro-ondes étant moins puissantes. « La puce n’émettait pas suffisamment fort », explique le responsable. D’autres lecteurs ont donc été retenus. « La puce est réputée micro-ondable, on en a fait des centaines de tests. » L’investissement atteint environ 15 000 € la première année, licence comprise, puis 1 000 à 2 000 € par an. « Ce qui coûte cher, ce ne sont pas tellement les puces elles-mêmes, ce sont les lecteurs, les antennes. »
Reste une limite que la technologie ne peut effacer : celle du public concerné. « Tu as toujours 20 % de la population chez qui ça ne marche pas », observe Maxime Cordier. Pour les autres, le pli est pris : « Pour 70 à 80 %, ça marche. » À Fontenay, la RFID doit désormais permettre de mieux sécuriser les rotations sans compliquer davantage le quotidien des bénéficiaires.