Les étudiants aiment leur Crous !

, mis à jour le 02/04/2026 à 17h23
Image
Resto U avec étudiants

Publiée récemment, l'enquête de satisfaction 2025 des Crous dresse un bilan globalement positif de la restauration universitaire, tout en révélant une méconnaissance frappante des engagements qualité du réseau.
 

Partager sur

Les étudiants sont satisfaits de leur Crous. C'est le principal enseignement de l'enquête menée en novembre 2025 auprès de 58 600 répondants : la note globale de satisfaction atteint 6,8/10, en progression de 0,6 point sur un an, et 81,4 % recommandent les restaurants universitaires de leur Crous.
Ils aiment d’autant plus leur Crous qu’ils les fréquentent assidûment : 53,2 % s'y rendent plusieurs fois par semaine, 31,9 % tous les jours. Le restaurant universitaire reste le format de référence (76,2 %), loin devant la cafétéria (19,5 %). Un public majoritairement boursier (53,8 %), qui bénéficie du repas à 1 euro contre 3,30 euros pour les autres étudiants, et dont le premier critère de choix est sans ambiguïté le prix (64,7 %). Viennent ensuite la possibilité de manger sain et équilibré (55,3 %) et la proximité avec le lieu d'études (46,3 %).

Côté profil alimentaire, 13,6 % des répondants se déclarent végétariens, 4,8 % signalent des allergies et 1,3 % sont végétaliens. Sur le bio, les avis se partagent presque à égalité : 49,9 % y sont sensibles, 50,1 % non.
Mais c'est la dernière partie de l'enquête qui interpelle. Les étudiants ignorent largement ce qu'ils ont dans leur assiette : 94,8 % ne savent pas que le beurre provient de Charentes-Poitou, 94,7 % ignorent que le quinoa vient d'Anjou, 91,2 % ne savent pas que le camembert est certifié HVE, et 78,1 % découvriraient que leur café est bio et équitable. Des engagements bien réel, les Crous sont adhérents au programme Bleu-Blanc-Cœur depuis 2017 et à Mon Restau Responsable depuis 2021, mais qui peinent visiblement à atteindre les convives.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
Partager sur

Inscrivez-vous gratuitement à nos newsletters

S'inscrire