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Résultats 2025-2026 : Sodexo met sa marge au régime

, mis à jour le 29/10/2026 à 18h15
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Thierry delaporte sodexo

Le spécialiste de la restauration collective et des services aux entreprises boucle son exercice 2025 - 2026 avec 24 Md€ de chiffre d'affaires et une croissance interne de 2 %. Sa marge d'exploitation recule à 3,4 % et son résultat net tombe à 304 M€. Le groupe assume une année de refondation et confirme ses objectifs pour 2027.
 

 

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Le chiffre d'affaires tient bon la barre. La rentabilité, elle, chute. Clos le 31 août, l'exercice 2025-2026 du groupe Sodexo affiche des ventes de 23 963 M€, en léger repli de 0,5 %. L'effet de change, lié surtout au recul du dollar, a coûté 3 points au groupe. À périmètre et change constants, l'activité progresse de 2 %, portée par les hausses de prix (+2,4 %). C'est plus bas dans les comptes que le choc se lit.
Le résultat d'exploitation chute de 28,9 %, à 810 M€. La marge passe de 4,7 % à 3,4 %. En cause : la revue de contrats et d'actifs, l'accélération des investissements et des difficultés d'exécution, en Amérique du Nord en tête. En témoignent les coûts de restructuration qui font d'ailleurs plus que doubler atteignant 216 M€. Résultat : le bénéfice net plonge à 304 M€, contre 695 M€ un an plus tôt.
Ce bilan en demi-teinte, Thierry Delaporte l'assume. « L'exercice 2025-2026 a été une année de refondation et de passage à l'action », résume le directeur général. Mais il ne manque pas de souligner que la croissance interne a dépassé les attentes. « C'est encourageant. Toutefois, notre performance globale reste en deçà du plein potentiel du Groupe », reconnaît-il. 
Le nouveau patron s'appuie sur des signaux commerciaux solides. 94,4 % de clients sont fidélisés et le développement commercial s’est élevé à 7,7 %, porté notamment par le contrat mondial conclu avec Meta. Mieux encore : côté assiette, le groupe a atteint son objectif de diviser par deux le gaspillage alimentaire.

Reprise de l'allemand Menü 2000

Loin des turbulences nord-américaines, l'Europe, deuxième zone du groupe, garde le cap. Avec 8 852 M€ de chiffre d'affaires, elle progresse de 2,1 % en interne. Le secteur Santé & Séniors tire la croissance (+5 %). Entreprises & Administrations avance de 1,6 %, quand l'Éducation recule d'autant. La marge européenne s'établit à 3,4 %. Pour consolider cette assise, Sodexo a multiplié les rachats. Après l'espagnol Grupo Mediterránea, il a repris fin septembre l'allemand Menü 2000 et ses quelque 250 restaurants d'entreprise, ainsi que le britannique Olive Catering.
Cette offensive a bien sûr un prix. La dette nette grimpe à 2,9 Md€ et le ratio dette nette sur Ebitda passe de 1,8 à 2,4. Le dividende proposé s'élève à 1,74 € par action. « Je mesure les efforts qu'exige cette transformation », glisse Thierry Delaporte.
La refondation gagne aussi la tête de l'entreprise. Si l'assemblée générale du 16 décembre renouvelle son mandat, Nathalie Bellon-Szabo sera en effet proposée à la présidence du conseil d'administration. Elle succéderait à Sophie Bellon, en poste depuis 2016. Le cap, lui, est déjà tracé. Pour 2027, la feuille de route vise une croissance interne de 2 à 3 % et une marge stable. L'accélération est attendue dès 2028, avec plus de 5 % de marge visés en 2030. « Nos priorités sont claires », martèle le directeur général. Le plan Shift & Grow 2030 a désormais quatre exercices pour transformer l'essai.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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