
Cook-e : un robot cuisinier pour lutter contre le manque de personnel

Le robot Cook-e pèse, distribue, mélange, assaisonne et cuit des denrées fraîches en un tour de main. Mieux encore : il se nettoie lui-même. De quoi proposer des plats chauds à ingrédients mélangés.
« Le meilleur moyen de recruter, c’est encore celui de ne pas avoir à recruter ». Voilà un adage dont la restauration, commerciale comme collective, comprend aujourd’hui pleinement le sens. Face au manque de bras chronique du secteur, Raphaël Théron (ancien fondateur de PriceMatch racheté par Booking), Ludovic Ho Fuh et Quentin Guilleus (anciens de Softbank Robotics et Dyson), trois têtes bien faites (Polytechnique, Centrale, Supelec), ont imaginé une solution. Laquelle ? Cook-e ! Un robot connecté contrôlé par un logiciel qui automatise les tâches pénibles et répétitives de la cuisine. « Après trois ans de recherches et développement, notre robot est aujourd’hui opérationnel et prêt à la commercialisation », confie avec le sourire Raphaël Théron
Bowls, pâtes, salades, riz ou autres féculents, wok de légumes, viandes (en petits morceaux) … ou tout autre plat à ingrédients mélangés, Cook-e peut cuisiner jusqu’à 100 plats chauds ou froids à l’heure et stocker jusqu’à 250 portions. Le tout moyennant une occupation de 2,7 m2 au sol, et mesurant 2 mètres de haut. Robuste, l’appareil comprend deux grandes parties. La première composée de réservoirs (secs et réfrigérés) contenant des ingrédients frais et des condiments. La seconde, dotée de trois casseroles pour réaliser la cuisson des denrées. Cerise sur le gâteau : l’appareil est équipé de son propre système de nettoyage.

Des milliers de recettes possibles
Pour utiliser ce robot cuisinier, pas besoin de se prendre la tête. « Notre robot, qui a fait l’objet de deux dépôts de brevets, est équipé de mécanismes simples tout comme son utilisation », indique Raphaël Théron. Connecté aux outils du restaurateur (logiciel de prises de commandes et applications de livraison), Cook-e confectionne les recettes saisies par le restaurateur. Il se contrôle intégralement via une tablette qui permet de visualiser la progression des plats et les niveaux des réservoirs. A ce jour, 30 recettes sont proposées (riz au tofu, coquillettes d’enfance, Dahl de lentilles corail…). « Mais, le cuisinier peut en créer autant qu’il le souhaite puisque toutes les combinaisons d’aliments stockés dans le robot sont possibles », précise le cofondateur.
Initialement prévue pour les Dark Kitchen ainsi que les restaurants proposant des plats mélangés, la start-up cible également la restauration collective. « Nous allons en effet sortir une version kiosque automatique au 2ème trimestre 2023 qui peut tout à fait répondre aux besoins des campus, des hôpitaux ou bien encore des cantines d’entreprise, des centres de loisirs… », commente Raphaël Théron. Pour accélérer son développement, la jeune pousse envisage une nouvelle levée de fonds après en avoir réalisé une première en 2021 auprès de Karot Capital et de Business Angels, pour un montant de 1,15 M€.

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