Bercy veut faciliter les dons alimentaires aux salariés

, mis à jour le 05/02/2026 à 17h15
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deux salades

Le gouvernement veut permettre aux salariés des commerces alimentaires de récupérer plus facilement les invendus qui n'ont pas été donnés aux associations, alors que 300.000 tonnes de produits partent à la poubelle chaque année, et entame vendredi des discussions avec les acteurs du secteur.
 

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« Tout ce qui n'est pas forcément voulu par les associations peut être donné plus facilement aux salariés sans être considéré comme un avantage en nature », a détaillé le cabinet du ministre du Commerce Serge Papin lors d'une conférence téléphonique, le 30 janvier. « Trop de produits encore consommables sont détruits à cause de règles inutilement complexes. C'est une usine à gaz ! », a-t-il ajouté sur le réseau X. Des discussions ont débuté vendredi dans le cadre du Conseil national du commerce, instance gouvernementale qui réunit acteurs du commerce et représentants des politiques publiques. Cela devrait aboutir à la publication d'un arrêté dans le courant du printemps, au plus tard fin juin. La mesure pourrait bénéficier à près d'un million de salariés des grandes surfaces, grossistes, boulangeries... L'un des éléments de vigilance sera de s'assurer que "ce don aux salariés soit toujours subordonné au don aux associations, ça sera dit très clairement" dans l'arrêté, a précisé le cabinet du ministre. Pour assurer cette priorité, le ministère compte sur l'"avantage fiscal qui est lié au fait de donner aux associations", ainsi que l'"obligation contractualisée notamment pour les (...) surfaces de plus de 400 m2".

Les commerces alimentaires donnent aux associations 25 % à 65 % de leurs invendus encore bons à la consommation. Néanmoins, 300 000 tonnes de produits alimentaires partent encore à la benne chaque année. Pour les associations, « les quantités ne sont peut-être parfois pas suffisantes, et traverser par exemple un département pour aller récupérer sur tel ou tel magasin six briques de lait et trois paquets de pâtes », n'a pas forcément d'intérêt, a détaillé le cabinet de Serge Papin. En outre, « vous avez une grande différence territoriale, vous n'avez pas le même réseau associatif selon que vous êtes en région parisienne, dans les grandes villes, dans les zones urbaines ou dans les zones rurales ». Un plafond de dons par salarié sera défini lors des discussions, qui pourrait être de l'ordre de 100 à 500 euros par an, "pour assurer une sorte d'équité entre les salariés".

Avec AFP

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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