Egalim : l'État mauvais élève se met au travail
Le 31 mars, les ministres Annie Genevard et David Amiel ont réuni les secrétaires généraux de tous les ministères pour accélérer la mise en conformité de la restauration collective de l'État avec la loi EGAlim.
L'État prêche mais ne pratique pas. Alors que la loi Egalim impose depuis 2022 un minimum de 50 % de produits durables et de qualité dans les repas servis en restauration collective, dont 20 % de bio, les cantines des ministères n'atteignent que 30 % de produits durables et 12 % de bio. Un retard embarrassant pour un État censeur.
Pour y remédier, Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, et David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, ont convoqué le 31 mars l'ensemble des secrétaires généraux des ministères. La feuille de route est claire : chaque ministère devra établir, d'ici fin juin, un plan de correction identifiant les freins à l'atteinte des objectifs et les moyens d'y remédier.
Télédéclaration des achats prolongée
Ces plans devront également prévoir des actions pour augmenter les achats d'origine européenne et en soutien à la « Ferme France ». "Par ses pratiques d’achats la restauration collective contribue à soutenir notre agriculture, notre souveraineté alimentaire, à façonner nos territoires et notre avenir alimentaire, a affirmé Annie Genevard. Les cantines de nos ministères doivent devenir des vitrines du patriotisme alimentaire ».
Côté outils, la campagne de télédéclaration des achats, ouverte depuis janvier 2026 sur la plateforme Ma Cantine, est prolongée jusqu'au 15 avril 2026. Un clausier de marchés publics et un plan de formation des acheteurs de l'État sont également annoncés pour aider les gestionnaires à se mettre en conformité sans contrevenir au droit de la commande publique.