Naissance de l’AFCC
L'Association française des cuisiniers de collectivité (AFCC) vient de voir le jour, portée par une équipe de professionnels aguerris, dont René Fourcade, chef de cuisine au lycée Clément Ader à Samatan. Une structure indépendante, libre de ton, ouverte à tous — et déterminée à changer l'image d'un secteur qui en a assez d'être le mauvais élève de l'assiette.
« Avec plusieurs de mes collègues, on commence à en avoir assez d’entendre dire que la restauration collective, c’est mauvais ! " Renaud Fourcade, président de l'AFCC, pose d'emblée le ton. Ce chef de cuisine au lycée professionnel Clément Ader à Samatan (Gers), labellisé Ecocert en Cuisine 1 Carotte, Cant’Occ et Ambassadeur Agence Bio, n'a pas endossé le costume de président de cette nouvelle association pour faire tapisserie. Entouré de Andreina Mosqueida (trésorier), Laurent Verdilhan (vice-président), Pierre Yves Rommelaere (secrétaire), Gregory Sampino (communication) et Sebastien Maillet (communication), son objectif est clair : « valoriser le métier de cuisinier de collectivité, peser dans les débats politiques et techniques, et rendre concrètement service aux professionnels du secteur — qu'ils exercent dans le public ou au sein d'une société de restauration collective. »
Une maison commune pour tous les cuisiniers
L'AFCC se veut en effet rassembleuse. Ses portes sont ouvertes à tous les cuisiniers et personnels de cuisine œuvrant en restauration collective, qu'ils soient en régie directe dans une école, un hôpital ou une maison de retraite, en restauration d’entreprise ou salariés d'un opérateur privé. L'association accueille également des membres bienfaiteurs — toute personne souhaitant soutenir la cause — et des membres d'honneur, personnalités ou parrains désignés pour leur engagement. L'adhésion est fixée à 25 €/an, « un tarif volontairement accessible pour toucher le plus grand nombre. »
Faire maison, faire entendre sa voix
Sur le fond, l'AFCC défend une cuisine "fait maison", à base de produits bruts, frais, de saison et majoritairement locaux, avec une réduction progressive des produits transformés. Mais au-delà de l'assiette, c'est bien la reconnaissance du métier qui est au cœur du projet. L'association entend siéger dans les instances décisionnelles — CNRC, plateforme Ma Cantine — et se poser en force de proposition auprès des élus et des décideurs. "Libre de parole et d'agir", comme le revendique Renaud Fourcade, elle garantit une indépendance totale vis-à-vis des industriels, distributeurs et fournisseurs. Aucun financement du secteur agroalimentaire ou de la distribution n'est accepté.
Formations, plateforme d'échange de recettes et de bonnes pratiques, soutien technique sur la gestion des produits frais ou la réduction du gaspillage alimentaire : l'AFCC veut aussi être utile au quotidien, sur le terrain. Parce que valoriser un métier, c'est d'abord aider ceux qui l'exercent.
Plus d'informations : associationf2c@gmail.com