Point B, du kiosque à emporter à la master franchise

Florian Jugi
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Point B

La chaîne de restauration rapide Point B, a fait du chemin depuis ses débuts en 2017. Avec la récente ouverture en janvier dernier à Bruxelles, l’occasion de faire le point sur l’enseigne avec Mohamed Bouarfa, directeur associé.

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« Trois amis ont créé ça en 2017. Ça a débuté à Drancy (Paris), il n’y avait que des petits kiosques, de vente à emporter et livraison. Avec l’engouement, un autre Point B a vu le jour à Aubervilliers en 2018. C’était toujours les mêmes produits mais celui-ci avait des places assises ! Et c’est finalement en août 2020 que le 1 er restaurant franchisé est né. Aujourd’hui nous avons plus de 65 Point B ouverts. » se remémore avec émotion Mohamed Bouarfa, directeur associé de Point B. L’enseigne se démarque par un aspect très simple : les hamburgers sont halal. « Tout est halal, mais nous ne souhaitons pas en faire un motif de vente. Si les clients viennent c’est grâce à la qualité de nos produits. C’est ça le plus important », précise le dirigeant.

Une master franchise outre-mer

Encore frais dans les mémoires, la période Covid a été très difficile. Pour certains restaurateurs, l’unique but était de survivre. Pour Point B, (dont le CA n’a pas été communiqué), ça a été un peu différent : « Nous avons continué de travailler, et engagé du personnel. Il y’avait de la demande grâce aux plateformes de livraisons. Des réductions ont évidemment été mises en place. Ainsi que pas mal de communication pendant cette période, notamment une pub télé en août 2020 et surfer sur la vague des influenceurs. Aujourd’hui nous sommes plus dans une stratégie d’évolution de notre image », explique Mohamed Bouarfa. Point B se tourne dorénavant vers l’avenir avec des projets pleins la tête : « Nous venons de signer une Master Franchise a l’île de la Réunion, Mayotte, l’ile Maurice et Madagascar. Le développement ne sera pas rapide car énormément de logistique. Premier trimestre 2024 avec un objectif de n’ouvrir que des drives (pour l’île de la Réunion). »

Les produits et la loi Agec

Point B a une carte extrêmement complète pour un ticket moyen de 10 € (et un menu spécial étudiant au prix de 6,50 €). La carte mise sur la diversité : des burgers au poisson, au bœuf, ou à la volaille. La qualité des produits est testée régulièrement. « Les produits peuvent venir de partout mais la qualité est primordiale. » précise Mohamed Bouarfa. Seul bémol ? Une absence de plat végétarien « Nous avons fait le test en fin 2019. La gamme n’a pas été concluante. Nous en parlons toujours, ce n’est pas du tout exclu de remettre des plats végétariens mais on essaye de trouver quelque chose de plaisant pour les clients », avoue le directeur associé. Ce n’est pas la seule chose que Point B essaye
d’améliorer. En effet, la loi Agec, en rigueur depuis le 1 er janvier dernier, concerne
Point B. « Nous sommes moins touchés que les autres car nous donnons déjà des canettes aux clients et dorénavant nous mettons les hamburgers sur des petites coupelles. Notre seul souci maintenant c’est l’emballage pour les frites mais nous allons trouver. »

Une épopée pour Point B, qui continue encore de s’écrire. Des ouvertures, des évolutions. L’enseigne refuse de se reposer sur ses acquis et continue d’essayer de satisfaire ses clients, en misant sur cette diversité qui les caractérise si bien.

Florian Jugi
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