La CGF trace sa feuille de route dans un contexte économique « agité »
En présentant les vœux 2026 de la CGF, Stéphane Antiglio a souligné les enjeux de l’année : simplification réglementaire, facturation électronique et dialogue avec les élus. La confédération réaffirme aussi son rôle de représentant majeur des grossistes, malgré le départ de deux fédérations.
C’est lors d’une allocution ponctuée, non sans humour, de citations historiques faisant référence à la « situation politico-réglementaire difficile », que Stéphane Antiglio a présenté les vœux de la Confédération des grossistes de France (CGF), qu’il préside, ce mercredi 21 janvier, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. L’occasion de partager la feuille de route de la Confédération, les enjeux à venir et les priorités de l'année qui commence, marquée évidemment par les élections municipales. Il a ensuite été rejoint par Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, pour un temps d'échange autour de l'engagement des entrepreneurs, du rôle des organisations patronales et des grandes échéances politiques à venir.
Evoquant « un contexte tout de même assez agité et qui n'est pas si évident pour nos entreprises, et une économie qui va moyennement bien », Stéphane Antiglio a rappelé le rôle privilégié de la CGF en tant qu’observatoire de l’état de santé de l’économie française. Plus d'un million d'entreprises, artisans, TPE, entreprises de taille moyenne ou grande, dans tous les types de métiers sont en effet livrés par les grossistes.
Parmi les grands enjeux à venir et sur lesquels la CGF est à la manœuvre ou en alerte : la fluidité de la facturation électronique, la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) pour les emballages professionnels, le refus de contraintes additionnelles et la simplification de la vie économique, la transposition de la directive sur la transparence salariale. La CGF veut aussi profiter des échéances municipales pour sensibiliser les maires et les futurs maires à l'importance d'un dialogue, notamment en matière de logistique urbaine.
Dans ce contexte exigeant, la question de la représentativité patronale reste centrale. Si la CGF a conforté son statut d'organisation patronale majoritaire, le collectif est aussi parfois difficile à maintenir. « Deux fédérations ont choisi de nous quitter. Elles seront toujours les bienvenues au sein de la CGF pour autant qu’elles aient envie de jouer le rôle et le jeu du collectif, et pour autant qu’elles ne soient pas tentées d’un repli sur elles-mêmes au nom d’une certaine souveraineté », a déclaré Stéphane Antiglio sans nommer les fédérations en question (Coedis et Les Grossistes alimentaires de France).
Partenaire depuis longtemps du Medef, la CGF a quant à elle décidé d'adhérer également à la CPME. « Les deux ont bien sûr en ligne de mire la défense de l'entrepreneuriat et de l'entreprise, ce qui est pour nous le plus important », a conclu Stéphane Antiglio.
Municipales 2026 : faire du commerce de gros un levier pour les territoires
À l’approche des élections municipales, la CGF propose aux élus locaux 15 mesures concrètes pour renforcer l’ancrage territorial et l’attractivité économique des territoires. Ces mesures visents à :
• Soutenir la logistique urbaine, en préservant la liberté d’organisation des entreprises et en accompagnant la décarbonation des véhicules professionnels ;
• Favoriser l’emploi local, via la mobilisation de la commande publique, la formation, la reconversion et l’inclusion sociale ;
• Valoriser l’ancrage territorial, en associant les grossistes aux projets de développement durable et à la valorisation des territoires ;
• Optimiser le foncier logistique, en dédiant des zones spécifiques et en réhabilitant les friches industrielles pour soutenir l’activité locale ;
• Adapter la fiscalité et la commande publique locale, afin de faciliter l’investissement et la compétitivité des entreprises.