, mis à jour le 17/08/2026 à 16h29

Sabrina Roubache, Ministre déléguée chargée de l'Enseignement, et de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage

Sabrina Roubache
Ministre déléguée chargée de l'Enseignement, et de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage
Gouvernement
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Le 20 juillet, une feuille de route nationale a été signée entre McDonald’s France, France Travail et CHEOPS, le réseau des Cap emploi. Elle vise à renforcer la coopération en faveur de l’emploi, de l’insertion professionnelle et du développement des compétences sur l’ensemble du territoire. Etaient présents Jo Sempels, DG de McDonald’s France, Thubaut Guilluy, directeur général de France Travail et madame Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l’Enseignement, et de la formation professionnelle et de l’Apprentissage. Nous avons pu nous entretenir avec elle.

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« Avec la signature de cette convention entre McDonald’s et l’Etat, on donne leur place à des jeunes et des moins jeunes, aux personnes en situation de handicap d’accéder à plus de 30 métiers référencés. D’ici 2030, ce sont 8 000 emplois qui vont être créés »

Création d'emplois = création de richesses !

Madame la ministre, bonjour. Nous sommes ici pour la signature d’une convention entre McDonald's France et France Travail. Les métiers de la restauration sont extrêmement tendus. France Travail est un vrai acteur du recrutement. Comment se fait l’accompagnement des restaurateurs et plus particulièrement des grandes enseignes ?

Les grandes enseignes de restauration ont des besoins en recrutement de plusieurs milliers d'emplois chaque année. Par exemple, cette année c’est 1 600 créations d'emplois pour McDonald's ; 8 000 d'ici à 2030 ! 
Le besoin en compétence reste le nerf de la guerre, et ce pour plusieurs raisons. Déjà France Travail et à travers son directeur général Thibault Guilly, de signer des feuilles de route, c'est-à-dire des engagements de l'État avec des opérateurs, et là on parle de McDonald's (1er employeur privé en France), qui ont besoin de jeunes et de moins jeunes, et ont une politique d'inclusion très proactive. 
On donne leur place à des jeunes et des moins jeunes qui sont en situation de handicap avec des postes tous aussi différents, plus de 30 métiers référencés au niveau de McDonald's. Et moi, en tant que ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage, je ne pouvais pas rater ce matin cet événement, la signature de cette feuille de route. 
Premièrement, parce qu'au niveau de l'alternance, McDonald's est très, comment dire, allant. Ils accompagnent déjà plus de 4 500 alternants, avec des métiers allant d’équipiers à directeur, comme on l’a vu ce matin avec la directrice de cet établissement (McDonald’s de Puteaux, 92), qui est en alternance, elle est en licence, donc en troisième année. Elle va vouloir poursuivre sur le master. Elle a 31 ans, donc c'est dans le cadre d'une reconversion de parcours. 
C'est un opérateur important qui crée de l'emploi. Création d'emploi, ça veut dire création de richesse et ça veut dire aussi besoin de compétences. Et McDonald's a un truc formidable, c'est qu'ils font aussi de l'alternance en interne, donc la création de compétences en interne. On l’a vu 82% des managers et des directeurs d'établissement ont commencé comme équipiers. Donc les marges de progression dans sa carrière, quand vous démarrez à McDonald's sont incroyables. 
Incroyable parce que ça veut dire que vous ne serez pas assigné toute votre vie au même poste et donc au même niveau de salaire et au contraire vous bénéfierez d’une grande évolution. Vous commencez comme équipier avec de la volonté, du travail, parce qu'il ne faut pas penser qu'on y arrive sans travail, sans volonté, sans sacrifice, sans abnégation, toujours appeler la valeur travail, s'accrocher, donner le meilleur de soi, respecter son employeur, respecter les horaires, être sérieux dans son parcours, fait partie aussi du cadre que McDonald's offre. 
Et je le disais tout à l'heure, moi je suis marraine de pas mal d'associations à Marseille, qui accompagne notamment des jeunes de l'ASE, sur des parcours de jeunes adultes, et pas mal d'associations dans les quartiers Nord. Et je suis venue avec 5 CV parce que j'ai demandé directeur général, monsieur Jo Sempels, de m'aider à les faire recruter dans le Sud, parce que quand on leur a posé la question «Où est-ce que vous voulez travailler? C'était leur demande. Et quand vous leur demandez pourquoi, », c'est une enseigne qui inspire la confiance chez les jeunes et dans laquelle ils se projettent facilement. Ça ne veut pas rien dire, c'est très important. Et il y a quelques années de ça, j'avais gardé de très bons souvenirs sur l'accompagnement quand je faisais du soutien scolaire et on aidait à rédiger des CV. McDonald's jouait déjà, il y a 30 ans de ça, le jeu de l'emploi malgré le diplôme, au-delà même du diplôme et au-delà de l'origine sociale, au-delà de là où vous venez dans votre territoire. Les jeunes des quartiers, les jeunes de la ruralité, qui ont parfois le plus de mal à accéder à des emplois stables et durables, et la majeure partie de ces 8 000 emplois d'ici à 2030 sont en majorité en CDI. Donc pour moi, impossible de rater cette signature de feuille de route entre France Travail et McDonald's.

 

Recruter mieux et plus vite avec France Travail

Aujourd'hui, c'est la signature d'une convention nationale. Il me semble qu'il y a 2 ans, une signature a été signée dans la région Sud...

Vous voyez, il y a une continuité. On part des territoires et on arrive au niveau national.

Quel recul avons-nous sur l’expérimentation dans le Sud ?
La convention en région Sud l’a été par Thibault Guilluy, le directeur général de France Travail. Ça permet en réalité d'accompagner, nous en tant que force publique, on est quand même l'État, une puissance publique, d'accompagner des opérateurs, des chefs d'entreprise, des enseignes, quelle que soit l'enseigne, à recruter mieux, plus vite. 
Tout à l'heure Thibault Guilly rappelait que nous sommes passés de 30 jours à 22 jours pour recruter quelqu'un. Et le but c'est de raccourcir ce délai de recrutement. On a aussi, en termes de recrutement, une efficacité plus importante quand vous signez ce type de convention, parce que nous, en tant que puissance publique, on arrive à mieux repérer les profils, donc à proposer plus vite à ceux qui recrutent des profils très vite employables. Donc si vous voulez, on évite de perdre du temps, ça évite à McDonald's de mettre des semaines et des semaines en réalité à trouver le bon profil là où France Travail est en réalité le réceptacle de toutes les demandes mais aussi de ceux qui cherchent du travail. Vous allez vous inscrire à France Travail et en fait on arrive à faire concorder l'offre et la demande. Et c'est ça en fait l'efficacité de ce type de convention.
 

Des contrats à temps partiels choisis pour aider les familles monoparentales

Les futurs employés dans le cadre de cette convention seront-ils recrutés dans un périmètre proche du restaurant ? Les salaires ne sont pas très élevés, les amplitudes d’horaire vont de 7h à 2h du matin, les logements sont de plus en plus chers…

En termes de mobilité et de logements, absolument. Nous allons y veiller. 
 

McDonald's est un opérateur de proximité. Les logements et les salaires en France, ça ne concerne pas que McDonald's. Et pour éviter les problèmes justement, parce que McDonald's a une amplitude horaire qui va de 7h du matin à 2h du matin. Est-ce que le recrutement se fait dans un périmètre proche de l’établissement ?

Ce sont des commerces de proximité. Comme tous les commerces de proximité, vous avez en premier un rayon de recrutement. Les gens vont candidater dans le McDo le plus proche, dans le Carrefour le plus proche. Ma sœur a plusieurs magasins Carrefour, donc c'est plutôt des gens qui habitent à côté. Alors un, pour des raisons de mobilité, deux, on parlait des horaires de travail. 
Beaucoup de familles monoparentales, je vous donne un chiffre, dans les quartiers prioritaires, on est à plus de 30 % de familles monoparentales, donc ça veut dire que des mamans qui doivent s'occuper de leurs enfants et donc qui ne peuvent pas faire des horaires trop larges. 

Et ce matin, on parlait de 60% il me semble, c'est Jo Sempels qui disait ça, de contrats à temps partiel, choisis, choisis parce que justement, plutôt des familles monoparentales et plutôt des personnes qui ont envie de moduler leur temps de travail avec leur temps de famille pour pouvoir s'occuper de leurs enfants. Donc la proximité primordiale, et c'est plutôt ce que représente McDonald's, mais comme tous les réseaux de commerce de proximité, donc vous recrutez plutôt dans un rayon contraint et juste à côté, c'est vraiment le job d'un côté pour éviter les temps de transport, pour éviter évidemment le temps de transport qui coûte cher, pour être à proximité, donc avoir plus de temps travailler bien sûr, mais pour s'occuper de sa famille. 
Et d'un autre côté, vous avez du temps partiel choisi justement par ces personnes-là. Et on n'oublie pas, vous savez, la grande politique, c'est une politique importante portée par McDonald's. Je l'ai écouté comme vous ce matin. Sur l'inclusion, les personnes en situation de handicap, jeunes et moins jeunes, avec plus de 30 métiers qu'on peut proposer. Et quand vous êtes en situation de handicap, vous voyez, je viens de récupérer un CV d'une personne malentendante, donc on va essayer de lui trouver un poste dans lequel cette personne en situation de handicap va pouvoir être heureuse, se développer, s'épanouir, mais être efficace pour son entreprise. Parce qu'on oublie souvent, c'est très important, l'efficacité pour l'entreprise, donc la productivité, et donc on retourne à la création de richesses sur un territoire. Et pour l'instant, on n'a pas trouvé mieux que l'économie pour émanciper les personnes. 
L’émancipation par le travail, il n'y a que ça qui compte. Que ce soit pour les femmes, pour les personnes en situation de handicap et plus globalement pour tout le monde. Je crois beaucoup à la valeur du travail. Vous savez sur l'apprentissage du Français ? On ne trouve pas mieux que l'entreprise pour intégrer, pour apprendre à parler le français plus rapidement que l'entreprise.
 

Myriam Darmoni est rédactrice en chef de Zepros Snack. Elle suit tout l’univers de la restauration rapide et du snacking.
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