Les Crus Bourgeois du Médoc mettent en avant leur accessibilité
Avec le Classement 2025, qui distingue 170 propriétés et représente près de 15 millions de bouteilles par an, les Crus Bourgeois occupent une place essentielle dans le paysage médocain (22 % de la surface). Mais au-delà de ces repères, ils traduisent une évolution plus profonde : celle d’un Bordeaux qui se veut plus proche, plus lisible, plus ancré dans les consommations.
« Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est notre qualité, notre engagement -nous sommes tous certifiés d'une manière ou d'une autre – et aussi notre accessibilité », explique Armelle Cruse (Château du Taillan), présidente de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc.
Une accessibilité qui se traduit à plusieurs niveaux. En termes de prix, tout d’abord, un vin classé cru bourgeois (il y en a 120) se situe entre 10 et 15 € (prix consommateur), un cru bourgeois supérieur (26), lui, est plutôt entre 15 et 20 €, et un cru bourgeois exceptionnel (14) s’achèteront entre 20 et 35 € en fonction de l'appellation. Ensuite, ce sont des vins accessibles dès leur jeunesse, qui peuvent être bus de façon décomplexée en différentes occasions de consommation, mais capables également de se révéler avec le temps. Par ailleurs, sauf exception, ce sont des vins issus de propriétés à taille humaine (70 % d'entre elles sont familiales). Et enfin, une accessibilité en termes de disponibilité commerciale (GD, cavistes, restaurants).
« Le Classement apporte une garantie importante : celle de la constance et de la qualité. C’est un outil précieux pour accompagner le consommateur dans son choix », commente Philippe Faure-Brac, président du jury 2025 des Crus Bourgeois du Médoc. « Les crus bourgeois sont tout sauf élitistes, ce sont des vins du quotidien. C’est ce que nous essayons de montrer aux travers des dégustations et des visites », déclare quant à elle Jennifer Mathieu, directrice de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc.