Api Restauration régionalise sa « mission »
Trois ans après avoir adopté le statut d'entreprise à mission prévu par la loi Pacte, Api Restauration, déploie désormais sa démarche dans ses 53 directions régionales.
Dans son deuxième rapport de mission, pour l'exercice 2024-2025, le groupe familial, né en 1956 à Lille, met en effet en avant les « régions à mission », un dispositif conçu pour ancrer localement ses engagements sociaux, sociétaux et environnementaux. Le principe ? Laisser chaque agence choisir ses priorités, selon son territoire et ses réalités opérationnelles. L’enjeu est de taille pour l’opérateur, qui revendique 10 400 collaborateurs et 1,2 million de repas servis par jour, entre enseignement-petite enfance, entreprise et médico-social. En mars 2025, 100 % des régions étaient engagées, avec en moyenne 19 indicateurs retenus. Signe d’appropriation : 55 % des projets relèvent d’initiatives propres au terrain. Et, les résultats sont tangibles. La part des achats en ancrage territorial passe de 7 % à 13 % entre 2022-2023 et 2024-2025. La viande fraîche origine France progresse de 84 % à 92 %, et atteint 97 % pour la volaille.
Des services à mission
Côté environnement, les repas livrés en bacs inox montent de 87,6 % à 97,3 %. Les achats en produits durables passent de 19 % à 24 %, tandis que les œufs et ovoproduits hors cage bondissent de 42 % à 90 %. En termes de carbone, les objectifs de réduction du groupe ont été validés par SBTi en janvier 2025, et le nombre de salariés formés au bas carbone a quadruplé. Reste à consolider certains indicateurs : les déchets alimentaires reculent peu, de 81 g à 79 g par repas, et les émissions directes de gaz à effet de serre augmentent avec la croissance. Pour 2026-2027, Api, dont la direction générale a été transmise à la troisième génération incarnée par Gonzague Lefebvre et Louis Coulon, veut intégrer des critères extra-financiers aux entretiens des directions et lancer des « services à mission ».