Dans la Somme, la cantine joue local

, mis à jour le 14/05/2026 à 21h47
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SELF CANTINE avec des jeunes et des cuisiniers

Tous les collèges publics de la Somme s'approvisionnent désormais en circuits courts. Le Département a déjà dépassé son objectif fixé pour 2028.
 

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Avec 17 000 demi-pensionnaires et 2,5 millions de repas servis chaque année, la restauration des collèges de la Somme a fait du local sa marque de fabrique. Plus de 36 % des denrées proviennent aujourd'hui de producteurs du territoire. Un chiffre qui atteint 40 % dans la moitié des établissements, et grimpe même entre 50 et 60 % dans les plus engagés. Fruits et légumes, produits laitiers et œufs, mais aussi pâtes, lentilles ou herbes aromatiques rejoignent les cuisines sans passer par un intermédiaire. Des résultats plus qu’encourageants ! La recette ? Un réseau : 120 producteurs qui travaillent main dans la main avec les équipes de cuisine. 

Dispositif d'éducation alimentaire

Leur collaboration pèse lourd : près de 1,8 M€ d'achats locaux en 2025, dont plus de 445 000 € consacrés au bio, soit 8 % en moyenne et jusqu'à 20 % dans certains collèges. De quoi reléguer loin derrière l'ambition affichée en 2021, celle de tripler les commandes locales d'ici 2028 : l'objectif est déjà battu.
Mais la collectivité ne se limite pas aux approvisionnements. Pour prolonger l'amélioration dans l'assiette, elle déploie un dispositif d'éducation alimentaire baptisé « Ça mijote ! ». Ce dernier réunit élèves, parents et personnels autour du bien-manger. Même logique face au gaspillage, combattu par les portions « petite et grande faim », le frigo troc, les salad'bars et les tables de tri qui réorientent les biodéchets vers le compostage ou la méthanisation. Reste l'enjeu de l'accès : pour que personne ne soit écarté, le déjeuner est facturé 3,35 €, et 2,80 € pour les bénéficiaires de l'allocation départementale de scolarité.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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