Scolarest revoit sa copie
Spécialiste de la restauration scolaire au sein de Compass Group France, Scolarest dévoile une nouvelle feuille de route centrée sur la santé physique et mentale des jeunes, articulée autour d'une signature : « Bien dans son assiette ».
Les chiffres sont là, et ils interpellent. Un jeune de moins de 18 ans sur cinq est en surpoids, 30 % des collégiens et lycéens se déclarent stressés, et près d'un million d'enfants sont victimes de harcèlement. À cela s'ajoute un constat issu du terrain : si 65 % des élèves apprécient la cantine pour les moments de convivialité avec leurs camarades, une proportion équivalente exprime des réserves sur les repas servis. C'est à partir de l'ensemble de ces signaux que Scolarest, qui nourrit 300 000 élèves chaque jour dans près de 1 500 établissements, a décidé de revoir en profondeur sa copie. « Nous ne pouvons plus considérer la cantine comme un espace uniquement de restauration. Nous voulons transformer de manière profonde son rôle auprès des collectivités, des familles et des enfants », affirme Jérôme Perrier, nouveau directeur général de Scolarest, Medirest et des Cuisines Centrales.
Une ambition d'autant plus légitime que les jeunes que Scolarest sert aujourd'hui (la génération Alpha, née entre 2010 et 2025) sont plus autonomes, plus connectés et plus exigeants que leurs aînés.
Pour y parvenir, la marque s'attaque en priorité aux légumes, premier irritant de la cantine avec 48 % d'insatisfaction mesurée, et composante la plus gaspillée. Plus de 30 nouvelles recettes, co-créées avec les enfants, seront proposées dès la rentrée 2026-2027. Pour embarquer les jeunes dans cette démarche, Scolarest a recruté les frères Lebrun, champions français de ping-pong et 12e personnalités préférées des jeunes. Dès la rentrée 2026, Alexis et Félix animeront chaque mois un programme éducatif autour d'un légume star, avec défis ludiques et jeu concours entre établissements.
Cette transformation ne s'arrête pas à l'assiette. Les ingrédients eux-mêmes sont passés au crible : un plan de suppression progressive des additifs les plus nocifs est engagé, le plastique dans les contenants en voie de disparition, et les approvisionnements recentrés sur des filières françaises, avec notamment des œufs issus de poules élevées en plein air. Reste un dernier défi : mieux informer les familles. Face aux 50 % de parents qui se disent mal informés sur le fonctionnement de la cantine, Scolarest s'engage à rendre les menus plus lisibles, à donner davantage la parole aux chefs et à renforcer le dialogue avec les parents.