Plastique : les députés verrouillent l’interdiction en restauration collective
L’Assemblée nationale a adopté, le 4 juin en première lecture, la proposition de loi portée par Graziella Melchior visant à sécuriser l’interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance.
Le plastique recule de nouveau dans les cantines. Jeudi 4 juin, les députés ont adopté en première lecture la proposition de loi visant à garantir l’interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance. Le texte avait été déposé le 24 mars 2025 par Graziella Melchior et plusieurs de ses collègues, puis adopté en commission du développement durable le 27 mai 2026, après engagement de la procédure accélérée. L'objectif ? Lever les ambiguïtés juridiques autour des contenants concernés. L’article 1er complète la définition des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffage et de service en plastique interdits dans les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans. Sont explicitement visés les gobelets, assiettes, récipients et couverts en plastique.
Etape importante
Cette adoption intervient après plusieurs mois de tensions autour de l’application effective de l’interdiction. Le 8 avril dernier, le Conseil d’État avait partiellement annulé le décret n° 2025-80 du 28 janvier 2025, non pas sur le principe de l’interdiction, mais sur la définition réglementaire des contenants concernés. Cette décision avait rouvert le débat et poussé les parlementaires à sécuriser le cadre par la loi.
Pour les collectivités, les cuisines centrales et les opérateurs déjà engagés dans l’inox, le verre ou la vaisselle réemployable, le signal est clair : la sortie du plastique reste le cap. Le texte doit désormais poursuivre son parcours parlementaire, mais son adoption à l’Assemblée marque une étape importante pour stabiliser une interdiction attendue de longue date par de nombreux acteurs de la restauration scolaire.