Origine France : les SRC contre-attaquent !

, mis à jour le 29/05/2026 à 00h21
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Isabelle Aprile présidente snrc

Le SNRC a tout récemment publié son enquête annuelle sur les approvisionnements 2025 de ses adhérents. Alors que le projet de loi sur la souveraineté agricole a été débattu à l’Assemblée nationale, le secteur veut démontrer qu’il est déjà au rendez-vous de l’origine France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
 

 

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Le SNRC dégaine ses chiffres. Et ils sont bons. Publiée le 20 mai, l'enquête annuelle 2026 du Syndicat National de la Restauration Collective sur les approvisionnements de ses adhérents en 2025 pose une question simple : à quoi bon réglementer davantage un secteur qui achète déjà son bœuf, son lait et son pain en France ?  Les données du SNRC semblent de fait difficiles à contester. Pour les viandes fraîches, le taux d'origine France atteint 99,66 %. Dans le détail, la volaille fraîche culmine à 99,72 %, le porc frais à 99,31 % tandis que le bœuf frais à 97,37 %. Sur l'ensemble des viandes toutes formes confondues, le taux français s'établit à 78,3 %. Même tendance pour les produits laitiers et les œufs, approvisionnés à 94 % en France : lait à 99,66 %, œufs à 99,25 %. Le pain, lui, est français à 99 %.
Ces résultats sont d'autant plus significatifs que le secteur les obtient malgré des écarts de prix considérables. Un poulet français coûte au minimum 7 €/kg, soit 2,3 fois plus qu'un poulet ukrainien et presque trois fois plus qu'un poulet brésilien (2,50 €/kg).

Ne pas fragiliser le modèle de la cantine française

Une ombre au tableau néanmoins : les fruits et légumes. 48 % sont d'origine France, 34 % d'origine UE, soit 82 % combinés. Le SNRC contextualise : « la production hexagonale ne couvre elle-même que 54 % de la consommation nationale, et certains produits incontournables des menus, ananas, agrumes, avocats, sont quasi inexistants sur le territoire. » Pour Isabelle Aprile, présidente du SNRC, le message est aussi politique que statistique. « Les entreprises de la restauration collective sont pleinement au rendez-vous de l'origine France, et ce depuis longtemps. Notre pays a fait le choix d'un modèle exigeant et à dimension sociale, attention à ne pas le fragiliser au risque de le voir disparaître », déclare-t-elle.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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