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La pintade : un produit différenciant à valoriser toute l’année pour répondre aux attentes de consommation d’aujourd’hui et de demain

, mis à jour le 24/06/2026 à 10h47
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CIP CP V3

Sur le marché des volailles, la pintade occupe une place singulière. Plus d'un tiers des volumes de la filière (37 % précisément) partent en restauration hors domicile, signe qu'elle y est déjà appréciée. Mais avant la crise du Covid-19, les établissements de la restauration commerciale représentaient une part de marché de plus de 50% (52% en 2019, 51% en 2018). L’ambition est donc de retrouver ces volumes.  

Portée par une filière 100 % française et largement souveraine, 1 200 producteurs et plus de 23 000 tonnes produites en 2025, pour une autosuffisance supérieure à 120 %, cette petite volaille dont la viande se distingue grâce à un parfum caractéristique, a tout pour s'installer durablement sur les cartes. Reste à dépasser une image tenace : celle d'un produit de fête.

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Une volaille déclinable en toutes saisons

Le premier atout de la pintade tient à sa polyvalence. Sa chair fine et fondante, à la saveur subtile et singulière, se prête à toutes les cuissons comme à toutes les inspirations. Rôtie ou mijotée, réconfortante lorsque revient la saison froide, elle se fait légère et estivale dès les beaux jours : snackée en aiguillettes à l'indienne, glissée dans un poké bowl, déclinée en yakitori ou en buddha bowl tandoori, effilochée en rillettes sur une tartine briochée. Une volaille qui laisse toute la place à la créativité des chefs, à la plancha, au wok, en papillote ou au barbecue, et qui offre une respiration bienvenue à une carte en quête de distinction.

Un produit où rien ne se perd

Au-delà du plaisir, la pintade séduit par sa logique économique, un argument décisif dans un secteur sous tension sur ses marges. Son format compact, de 1,2 à 1,4 kg, se découpe proprement en quatre portions individuelles : deux cuisses (haut de cuisse et pilon) et deux suprêmes, soit environ 150 à 250 g pour la cuisse et 140 à 240 g pour le suprême : des grammages parfaitement calibrés pour un service à l'assiette. 

Elle s'achète tout aussi bien détaillée, fraîche ou congelée, selon les besoins : suprêmes, cuisses, hauts de cuisse, pilons, ailes ou aiguillettes. Côté budget, avec un prix moyen compris, selon le mode de production, entre 8 et 14€/kg entière, elle reste comparable à d'autres volailles et moins chère que la plupart des autres viandes ; en restauration, elle permet ainsi de diversifier l'offre sans renchérissement significatif du coût portion. Dans la pintade, tout se cuisine et rien ne se jette : les carcasses nourrissent les fonds, les parures les jus, la chair les pièces nobles.

Autant d'arguments qui pèsent pour des professionnels soucieux de concilier qualité de l'offre et maîtrise des coûts.

Une réponse aux nouvelles attentes des consommateurs

Les habitudes alimentaires évoluent. De plus en plus de Français adoptent une démarche flexitarienne : manger moins de viande, mais mieux, en privilégiant des produits porteurs de sens. La pintade s'inscrit pleinement dans cette tendance. Naturellement légère en graisses, elle offre un bel apport en protéines.

💡 18,2 grammes de protéines dans 100 grammes de steak haché cru, contre 23,6 grammes pour 100 grammes de cuisses de pintade crue ou 25,1 grammes pour 100 grammes de filet) et concentre des vitamines B3, B5, B6 et B12, ce qui en fait une viande aussi gourmande que nourrissante, même en portion réduite. 

Source : Anses 2025, Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual

À cela s'ajoute un argument devenu déterminant sur une carte : l'origine. La filière de la pintade française est 100 % hexagonale, portée par 1 200 producteurs répartis sur l'ensemble du territoire, et largement souveraine, la France abrite l'unique entreprise de sélection de l'espèce au monde. Afficher une pintade française sur un menu, c'est offrir aux convives une traçabilité rassurante et une histoire à raconter.

Une filière française, souveraine et responsable

À l'heure où la dimension environnementale pèse dans les choix des consommateurs comme des professionnels, la pintade présente un profil cohérent. Élevée le plus souvent en complément d'autres espèces, au sein d'exploitations familiales, elle participe au maintien d'un tissu rural réparti sur les territoires. Espèce rustique, elle est rarement malade et son élevage ne nécessite que très rarement le recours au antibiotiques. En production label rouge, et bio, les parcours extérieurs végétalisés, aménagés avec des haies et des arbres, favorisent la biodiversité et participent au stockage du carbone. En tant que viande blanche, son empreinte carbone est particulièrement contenue, estimée à 0,00004 % des émissions nationales de gaz à effet de serre.

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Pintade champs

Une valeur sûre, saison après saison

Le plaisir d’une viande au parfum singulier, polyvalence en toutes saisons, formats adaptés au service, coût maîtrisé et origine irréprochable : la pintade a tout d'une volaille de cœur de carte. Elle permet de surprendre sans dérouter et de monter en gamme sans s'éloigner du quotidien, tout en répondant aux attentes d'une clientèle en quête de produits français qui ont du caractère. Reste aux professionnels des métiers de bouche à lui offrir la place qu'elle mérite, non plus en invitée d'un soir, mais en valeur sûre, saison après saison.

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