Etude Speak Snacking : la restauration rapide toujours plus puissante

, mis à jour le 20/03/2026 à 19h10
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V1 Speak Snacking CR OD

À l’approche du Snack Show, le cabinet Strateg'eat dévoile son étude annuelle Speak Snacking et identifie 10 challenges majeurs pour la restauration rapide de demain.

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Toujours plus d'enseignes

« Malgré un contexte économique tendu, la dynamique du snacking reste forte », résume Nicolas Nouchi, fondateur de Strateg’eat, lors de la présentation de cette enquête menée début février. 

Bien que seulement 15 % des Français déclarent ne pas avoir réduit leur budget restaurant, le secteur fait preuve d'une belle résilience. Selon Circana Foodservice, le nombre d’enseignes est passé de 494 à 527 en un an, générant un CA total de 22,5 Md€*. Du côté du ticket moyen, celui de la restauration rapide grimpe à 13,40 € (+ 5 %), tandis qu'en boulangerie, il s'établit désormais à 9,52 € (contre 7,30 € en 2024).
*La restauration rapide comprend : fast-food hamburger, fast food viennoiserie/sandwicherie, livraison pizzas, kebab/tacos, sushis, snacking à thème, cafés et débits de boissons. Les boulangeries pâtisseries et terminaux de cuisson ne sont pas inclus dans la restauration rapide. Source Circana,Inc.andCircanaGroup,L.P.

Le kebab s'affirme - les pâtes progressent - le burger et la pizza en tête

Comme chaque année, certains produits salés restent en haut des classements. Une nouvelle fois, la pizza (47 %) s'impose comme la grande préférée des Français, devançant le burger (31 %) et le kebab (25 %), qui gagne une place. Poussées par la Gen Z, les pâtes progressent de 4 points pour atteindre la barre des 20 %, tandis que le croque-monsieur (19 %) poursuit son ascension en boulangerie. 

La satiété devient d'ailleurs un argument de poids : 27 % des consommateurs choisissent un établissement pour la générosité de ses portions, et 51 % avouent ne jamais prêter attention à la dimension healthy.

« Les clients regardent peu les calories ou l’équilibre du plat, le snacking reste avant tout un moment de lâcher-prise », souligne Nicolas Nouchi.

Les boissons chaudes : véritable levier de croissance

Autre levier de croissance : 77 % des Français consomment désormais des boissons chaudes hors domicile, contre 61 % en 2023. Si l’expresso classique recule (41 %), c'est au profit des recettes lactées. Chez la Gen Z, le chaï latte et le matcha séduisent déjà plus de 10 % des clients.

L'efficacité au cœur des attentes

Enfin, les critères de sélection évoluent. La rapidité du service (39 %) devient le premier critère pour le choix d’un lieu de snacking, devant la qualité de la prestation (35 %) et le cadre (31 %).

Une exigence dictée par la montre : sur une pause midi de 50 minutes, les actifs ne consacrent plus que 32 minutes à leur repas. Dans ce paysage, la boulangerie conserve son statut de lieu privilégié, toutes générations confondues, devançant légèrement la pizzeria et le fast-food (54 %).

Plus de chiffre d'affaires mais moins de volume

Le chiffre d'affaires est certes en hausse de 0.5 % mais il y a eu une baisse des volumes de repas servis (-0,1%). 
La faute à l'inflation : les paniers moyens ont fortement augmenté :

  • 17,10 € pour la restauration à table à emporter, soit +12 % ;
  • 13,40 € pour la restauration rapide sur place, soit +5 % ;
  • 12,27 € pour la restauration rapide à emporter, soit +13 % ;
  • 9,52 % pour la boulangerie Pâtisserie soit + 18 %

37 € par semaine en moyenne c'est le budget alloué pour ses repas en hors domicile. 
Avec des disparités :

  • 42€ ttc chez les moins de 25 ans contre 35€ ttc chez les plus de 65 ans
  • 41 € en région parisienne contre 30 € dans le quart Sud-Ouest
  • 47 € en moyenne pour les utilisateurs récents de la livraison (contre 35 € pour les non-utilisateurs).

 

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