En 2026, la restauration chaînée passe un cap

, mis à jour le 12/05/2026 à 17h51
Image
Revue Chaînes 2026 Food Service Vision

Dans un contexte économique morose, la restauration chaînée ne connaît pas la crise. Son chiffre d'affaires dépasserait les 25 Md€ selon le cabinet Food Service Vision, auteur de l'étude. Analyse d'un succès.

Partager sur

Un marché hyperactif

Le cabinet Food Service Vision publie l’édition 2026 de sa Revue Chaînes qui dresse le panorama de la restauration chaînée en France. « Un marché hyperactif », déclare François Blouin président-fondateur. Le moins que l’on puisse dire : avec un chiffre d’affaires de 25,5 Md€, la restauration chaînée a passé un cap. Alors que le contexte économique est morose, elle a progressé de 3 % par rapport à 2024 et de 35 % depuis 2019 ! 

Un marché boosté par la restauration rapide

La restauration rapide porte le secteur : 66 % de part de marché. « Les segments les plus contributeurs en valeur à la croissance sont : le fast-food Burger (+ 442 M€), la boulangerie-pâtisserie (+245 M€) et le fast-food poulet (+87 M€) », précise Justine Iochmann-Dejean, responsable marketing et communication chez Food Service Vision. La restauration à table stagne de 23 à 21 % et la part de la boul’pât progresse de 11 à 13 % depuis 2023. 
Le cabinet pointe aussi l’émergence de nouvelles tendances. « C'est notamment le cas du crousty qui constitue désormais un segment, et qui enregistre une progression de chiffre d'affaires de 88 % vs 2024. Le snacking sucré enregistre aussi de bonnes performances avec le segment crêpe à + 53 % et le segment cookies à + 32 % », analyse Justine Iochmann-Dejean. 

Explosion du nombre de points de vente et forte inflation

Cette croissance est portée par l’effet parc : le nombre de points de vente est en nette progression. 17 000 en 2021, il est aujourd’hui de 20 796, soit une croissance de… 20 %. Surtout c’est l’inflation des cartes qui contribue à cette croissance. « Le prix des cartes des chaînes de restauration a augmenté de + 3 % entre 2024 et 2025. Cette inflation s'inscrit dans un contexte de hausse des prix d'achats des restaurateurs sur des catégories coeur d'offre comme la viande rouge (bœuf et veau) car le chiffre d’affaires par point de vente est resté stable », commente Justine Iochmann-Dejean. 
Quant à la fréquentation, elle est en recul de 2 %. 

Les tendances qui ont émergé

La Revue Chaînes pointe les tendances qui ont émergé : les marques structurent et consolident leur portefeuille, à l’image de BChef (Julien Perret) qui absorbe Les Burgers de Papa ou Bao Family (Billy Pham et Céline Chung) qui reprend Street Bangkok : le marché séduit les investisseurs à l’exemple de Tawila Capital de Mehdi Bella qui a lancé Big Canteen et Fatburger ; la préférence des acteurs pour la franchise, modèle leur offrant croissance rapide et possibilité de mailler le territoire. Enfin l’attrait incontestable pour la France de la part d’acteurs étrangers comme le montre l’implantation de Wingstop, Tortilla, Chopstik ou récemment Rivanero. 

Podium : le burger fait la course en tête

Côté secteur, le burger conserve la première place (9,2 Md€ de CA) devant la boul’pât (3,3 Md€) suivie par la viennoiserie-sandwicherie (terminaux de cuisson) (1,4 Md€), le fast-food poulet (1,2 Md€) et le gril (1 Md€). Cependant les enseignes essayent toujours d’élargir leur offre que ce soit sur le terrain de l’exotisme, du crousty, ou de l’offre végétarienne. « Ce succès est le fruit d’une lente évolution des modes de vie, de déstructuration du temps de travail et du développement des périphéries urbaines », conclut François Blouin.

Myriam Darmoni est rédactrice en chef de Zepros Snack. Elle suit tout l’univers de la restauration rapide et du snacking.
Partager sur

Inscrivez-vous gratuitement à nos newsletters

S'inscrire