Umami à l’honneur et ouverture aux bars à vin pour les Semaines du Saké 2026
Le mois de février 2026 marque le retour des Semaines du Saké pour leur cinquième édition, un événement qui célèbre l'harmonie entre la boisson japonaise millénaire et la gastronomie française.
L'édition 2026 des Semaines du Saké est placée sous le thème évocateur : « Umami, un langage commun entre le saké et la gastronomie française ». L'umami, souvent décrit comme la cinquième saveur fondamentale (savoureuse, profonde et persistante), est au cœur de cette rencontre culinaire. Le saké, élaboré à partir de riz, d'eau et de kōji, est naturellement riche en cette saveur, fruit d'un processus de fermentation complexe. Ce processus, qui libère des composés apportant rondeur et longueur en bouche, est un savoir-faire ancestral. En effet, cette tradition a été reconnue en 2024 par l'inscription du savoir-faire traditionnel de fabrication du saké japonais au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’Unesco, soulignant la valeur universelle de cette culture du temps long et du geste précis.
L'édition 2026 introduit une nouveauté majeure : l'ouverture de l'événement aux bars à vin. Jusque-là privilégiant les tables gastronomiques, cette évolution vise à démocratiser le saké et l'inscrire dans des lieux plus accessibles et contemporains. Une quinzaine d'établissements, principalement à Paris et en régions, proposeront des accords mets et sakés tout au long du mois.
Par sa capacité à entrer en résonance avec les saveurs (notamment celles issues des produits fermentés comme les fromages ou les sauces réduites), le saké agit comme un liant, soutenant les ingrédients et prolongeant le plaisir du goût. Ce faisant, les Semaines du Saké 2026 invitent le public à une expérience sensible et conviviale, où les cultures japonaise et française se rejoignent autour de l'excellence et de l'authenticité du produit.
De beaux exemples d’accords sont réalisés au restaurant Vaisseau du chef Adrien Cachot, autour notamment de recettes d’abats (cervelle karaage, ris de veau, etc.). Jean-Baptiste Bosc, sommelier, se fait un plaisir de présenter plusieurs sakés coups de coeur.
L’édition 2026 organisée dans une quinzaine de belles maisons à Paris et en régions, est aussi l’occasion de rappeler quelques fondamentaux du saké japonais et de combattre plusieurs idées reçues. Le saké n’est pas un alcool fort (la plupart des productions titrent entre 14 et 16 degrés), ce n’est pas une boisson distillée mais, tout comme le vin, élaborée à partir d’une fermentation ; il ne doit pas être systématiquement servi chaud, il ne s’accord pas uniquement avec les sushis et autres spécialités japonaises, et enfin, à quelques exceptions près, il n’est pas destiné à la garde.