Dénutrition en gériatrie : les desserts Force+ surpassent les CNO

, mis à jour le 21/01/2026 à 17h28
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produits andros fORCE+

Le CHU de Dijon Bourgogne et Andros Foodservice ont comparé l'efficacité d'une crème dessert enrichie en protéines face aux compléments nutritionnels oraux classiques. Verdict ?
 

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75 patients âgés de 87 ans en moyenne, hospitalisés en service de médecine de réadaptation gériatrique, ont testé alternativement une crème dessert vanille Force+ et un CNO saveur vanille sur trois périodes de deux jours. But de l’opération ?  Mesurer l'observance et la consommation réelle. L'observance (concordance entre le comportement du patient et les prescriptions médicales, médicamenteuses ou non, qui lui ont été recommandées) atteint 92 % pour Force+ contre 64 % pour le CNO. La consommation complète grimpe à 89 % contre 61%. L'apport moyen en protéines s'établit à 9,1 gr pour Force+ contre 7,8 gr pour le CNO. Plus révélateur encore : seulement 8 refus non justifiés ont été enregistrés pour Force+ sur 432 relevés, contre 37 pour le CNO.

Lutte contre la dénutrition

Côté appréciation, 5 non-appréciations pour Force+ contre 35 pour le CNO. Un seul participant n'a pas consommé Force+ contre 11 pour le CNO. « Ces résultats soulignent l'intérêt d'une approche nutritionnelle sensorielle adaptée aux préférences des patients âgés », précise Virginie Delannoy-Vanwymelbeke, responsable de l'étude au CHU de Dijon Bourgogne.
Face à ce constat, l'étude ouvre la voie à de nouvelles approches nutritionnelles centrées sur l'adhésion et le plaisir alimentaire. Adapter les stratégies nutritionnelles aux préférences des patients apparaît essentiel pour prévenir la dénutrition chez les publics fragiles. Sachant que la dénutrition touche jusqu'à 70 % des patients âgés hospitalisés.
 

Source : Étude comparative CHU de Dijon Bourgogne / Andros, octobre 2025, 75 patients en SMRG

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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