Elior met le cap sur le poisson durable
Elior structure une politique d'achats des produits de la mer qu'il présente comme la plus ambitieuse du secteur. Lancée il y a un an, elle s'articule autour de quatre piliers : préservation des stocks sauvages, respect du vivant, ancrage territorial et traçabilité. Le groupe vise 100 % d'aquaculture labellisée en 2030 et entend augmenter de 10 % par an ses volumes de truite française
Elior prend le large de la pêche durable ! Le leader français de la restauration collective structure en effet sa politique d'achats des produits de la mer qu'il présente comme la plus ambitieuse du secteur. Il veut concilier son activité de restaurateur avec la préservation des ressources halieutiques. La démarche, lancée il y a un an, vise un approvisionnement responsable, durable et traçable. Elle découle du statut d'entreprise à mission du groupe et de sa stratégie RSE. « Il n'y a pas de croissance possible si elle n'est pas durable », affirme Mickaël Girard, directeur général d'Elior France. Notre activité doit, ajoute-t-il, « garantir la préservation des ressources de la planète aujourd'hui, demain et après-demain ». Un diagnostic des achats existants a précédé la définition de critères de référencement validés scientifiquement.
Quatre piliers pour les acheteurs
La politique repose sur quatre fondamentaux. Premier axe, la préservation des ressources sauvages : seules les espèces dont les stocks ne sont ni surexploités ni effondrés seront sélectionnées, selon les évaluations scientifiques. Deuxième axe, le respect du vivant. Elior vise 100 % de produits d'aquaculture sous labels reconnus ou engagés à l'horizon 2030, et l'accompagnement des fournisseurs vers des méthodes d'abattage limitant le stress dès 2027. Le finning et le démembrement d'animaux vivants seront exclus. Troisième axe, l'ancrage territorial. Le groupe entend augmenter de 10 % par an les volumes de truite française en substitution du saumon d'élevage, et relocaliser chaque année 10 % des volumes « grand import » vers des origines françaises ou européennes. Dernier axe, le suivi : 100 % des fournisseurs seront évalués chaque année via un questionnaire de durabilité. Un comité de pilotage produira un rapport annuel intégré au reporting extra-financier CSRD du groupe.