Popchef, le retour gagnant !

, mis à jour le 22/01/2026 à 22h16
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P-dg de Popchef cantine connectée

On croyait la start-up moribonde, après avoir traversé un trou d'air. Aujourd’hui, Popchef, spécialiste du foodcare en entreprise, fête ses dix ans et semble tenir la forme. 

 

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" Nous réalisons 12 M€. Quant à notre résultat, il est positif », assure Nathalie Guillet-Gérard, P-DG de Popchef. Côté développement, l’entreprise (80 collaborateurs) a de fait bien tiré son épingle du jeu ayant installé à ce jour plus de 160 frigos connectés à Paris et en Île-de-France, au sein de près de 250 sociétés. Résultat : chaque jour, 10 000 salariés piochent dans une offre qui se renouvelle tous les lundis : quatre entrées et snacking, huit plats, neuf desserts. Chaque semaine, deux menus enrichissent la proposition, portant le choix à six entrées, douze plats et neuf desserts.
Le secret de ce retour en force ? « On a bien sûr structuré l’entreprise, rationalisé nos coûts et surtout travaillé en profondeur notre offre culinaire et la diversité des plats, toujours en ultra-frais », commente Nathalie Guillet-Gérard. Popchef s'appuie sur un réseau de partenaires restaurateurs franciliens à 90 %, sourcés pour la qualité de leurs recettes et leur savoir-faire. Circuit court oblige, la logistique suit.

Diversification

Côté tarifs, le ticket moyen s'établit entre 10 et 12 euros pour une formule entrée-plat-dessert. La gamme snacking démarre à 4,50/5 euros. Les frigos sont assemblés en Vendée avec des fournisseurs situés à moins de 75 km du site de production.  « Leur technologie intelligente (RFID) analyse les besoins sur chaque site et maîtrise les stocks pour garantir 80 % de disponibilité pendant l'heure du déjeuner. Résultat : un taux de perte contenu à 14 % », ajoute la présidente.
Au-delà des frigos connectés, Popchef développe des comptoirs - elle en totalise 17 - qui proposent quotidiennement deux plats bouillon, un bar à salade et une sélection de sandwichs, quiches et paninis. L'entreprise conserve aussi une activité de plateaux-repas avec la licence Lenôtre. Désormais, l’ambition de cet opérateur est claire. « Nous voulons tripler l'activité d'ici cinq ans », conclut Nathalie Guillet-Gérard.

Rédactrice en chef de Zepros La Collective, Claire Cosson cultive une passion singulière pour l’univers de la restauration collective. Depuis plus de vingt ans, elle observe et décrypte les mutations d’un secteur souvent discret mais essentiel.
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