Popchef, le retour gagnant !
On croyait la start-up moribonde, après avoir traversé un trou d'air. Aujourd’hui, Popchef, spécialiste du foodcare en entreprise, fête ses dix ans et semble tenir la forme.
" Nous réalisons 12 M€. Quant à notre résultat, il est positif », assure Nathalie Guillet-Gérard, P-DG de Popchef. Côté développement, l’entreprise (80 collaborateurs) a de fait bien tiré son épingle du jeu ayant installé à ce jour plus de 160 frigos connectés à Paris et en Île-de-France, au sein de près de 250 sociétés. Résultat : chaque jour, 10 000 salariés piochent dans une offre qui se renouvelle tous les lundis : quatre entrées et snacking, huit plats, neuf desserts. Chaque semaine, deux menus enrichissent la proposition, portant le choix à six entrées, douze plats et neuf desserts.
Le secret de ce retour en force ? « On a bien sûr structuré l’entreprise, rationalisé nos coûts et surtout travaillé en profondeur notre offre culinaire et la diversité des plats, toujours en ultra-frais », commente Nathalie Guillet-Gérard. Popchef s'appuie sur un réseau de partenaires restaurateurs franciliens à 90 %, sourcés pour la qualité de leurs recettes et leur savoir-faire. Circuit court oblige, la logistique suit.
Diversification
Côté tarifs, le ticket moyen s'établit entre 10 et 12 euros pour une formule entrée-plat-dessert. La gamme snacking démarre à 4,50/5 euros. Les frigos sont assemblés en Vendée avec des fournisseurs situés à moins de 75 km du site de production. « Leur technologie intelligente (RFID) analyse les besoins sur chaque site et maîtrise les stocks pour garantir 80 % de disponibilité pendant l'heure du déjeuner. Résultat : un taux de perte contenu à 14 % », ajoute la présidente.
Au-delà des frigos connectés, Popchef développe des comptoirs - elle en totalise 17 - qui proposent quotidiennement deux plats bouillon, un bar à salade et une sélection de sandwichs, quiches et paninis. L'entreprise conserve aussi une activité de plateaux-repas avec la licence Lenôtre. Désormais, l’ambition de cet opérateur est claire. « Nous voulons tripler l'activité d'ici cinq ans », conclut Nathalie Guillet-Gérard.