La brasserie Tête Haute va changer d'échelle
La brasserie Tête Haute (Le Cellier, 44) va multiplier par dix ses capacités de production.
Grandir pour maximiser l'impact social du projet et le pérenniser. Telle est la problématique qui se posait aux frères Fabien et Samuel Marzelière, créateurs en 2018 de la première brasserie artisanale d'insertion. Tête Haute a produit l'an dernier près de 4 500 hectolitres de bières, pour un CA de 1,55 M€, en croissance de 20%. Mais l'espace de production de 600 m², au Cellier, n'est plus adapté. Tête Haute va donc se transférer durant l'année dans un bâtiment existant de 4 100 m² à Nantes, sur le site industriel historique des Batignolles. La brasserie a en parallèle acquis auprès d'Heineken France l'outil de production du site Gallia de Sucy-en-Brie. Une levée de fonds de 4 M€ auprès de fonds à impact social va accompagner ce changement d'échelle.
Le nouveau site affichera un potentiel de production de 45 000 hectolitres et positionnera Tête Haute comme « un petit acteur national », indique Fabien Marzelière. La brasserie, qui emploie 21 personnes dont 7 en parcours d'insertion, pourra à terme doubler cet effectif. Elle produit une quinzaine de références permanentes, disponibles en GMS, circuit bio et RHD. Sa dimension créative se manifeste chaque mois par les portraits de salariés dessinés sur les canettes dont ils ont cocréé la recette. Côté restauration, le brew pub Mashup, ouvert en 2024 sur l'île de Nantes, sera un jour dupliqué.