Pain du Père, la revanche du pain perdu

, mis à jour le 29/05/2026 à 10h27
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A Lille, Antoine Tygtat a eu la bonne idée de créer un concept autour du pain perdu.

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La bonne idée ? Proposer du pain perdu en version salée

L’idée naît par hasard. Antoine Tytgat, père de cinq enfants, improvise un repas simple et économique autour d’un pain perdu… salé. Succès immédiat à table, déclic en tête. En 2025, ce cuisinier autodidacte transforme l’essai : un « foodbike », vélo cargo à bord duquel il délivre sa production, quelques événements, et une offre accessible, facile à assembler, pensée pour séduire le plus grand nombre. 

Du foodbike à l'adresse en dur...

Mais entre revenus irréguliers et casse-tête administratif pour installer son véhicule, le modèle montre vite ses limites. Antoine Tytgat revoit sa copie et opte pour une adresse en dur, en plein centre, afin de donner de la visibilité à son concept et structurer son développement. La rencontre avec les propriétaires d’un petit local change la donne : ils financent deux mois de travaux en échange d’une entrée au capital.

Une déco à l'esthétique sobre

Pain du Père affiche une esthétique sobre et chaleureuse : murs et tables blancs, assises en bois foncé, dans un esprit convivial signé par l’agence Pollux (déjà auteur du design du restaurant Rozó). 
Au cœur de l’offre, le pain perdu salé représente 75 % des ventes, proposé autour de 10 à 11 €. « Nos cinq recettes évoluent tous les deux mois, au rythme des saisons », précise le restaurateur. 
Le pain, pièce maîtresse, est un hybride conçu sur mesure, permettant des tranches généreuses, moelleuses et adaptées à ce twist salé. Une idée simple, mais redoutablement efficace.

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