Pizza Cosy recentre son modèle sur la vente à emporter
En 2025, la vente à emporter a pesé 43 % du chiffre d’affaires de Pizza Cosy et devient ainsi son premier canal de vente. Cette bascule conduit l’enseigne à revoir son modèle et son parcours client autour de la commande à distance et du retrait en restaurant. Pour réussir cette transformation, elle se dote de nouveaux outils digitaux.
Changement de direction pour Pizza Cosy, cap sur la digitalisation
Selon le dernier baromètre Bridor, la pizza fait un carton plein auprès des Français (avec le sandwich baguette).
Parmi les enseignes qui comptent sur le secteur, Pizza Cosy. L'enseigne, cocréée par Florent Mercier, revoit ses ambitions (un parc de 100 unités) annonce vouloir structurer son développement autour de la vente à emporter, devenue son premier canal de chiffre d'affaires : en 2025, il y a participé à hauteur de 43 %. Sur 10 € encaissés, 4 € provenait de la vente à emporter. Ce poids modifie donc la façon dont la chaîne pense son offre et son parcours client, en s'appuyant sur la commande à distance et le retrait en restaurant.
La vente à emporter, (véritable) levier de croissance ?
La digitalisation accompagne cette bascule. Commandes en ligne, application et plateformes de livraison facilitent l'accès à la vente à emporter. L'enjeu est double : capter la demande hors salle et fidéliser une clientèle sensible au prix comme à la simplicité d'usage.
D'après Deliverect, 40 % des consommateurs préfèrent désormais commander via le site ou l'application d'un restaurant, et 95 % des restaurants utilisent déjà l'intelligence artificielle pour au moins une fonction opérationnelle. Le marché mondial de la commande en ligne en restauration atteint 173,57 Md$ en 2025, en croissance de + 10,7 % par an. Au vu de l'analyse de ses données internes, Pizza Cosy voit en la vente à emporter un fort levier de croissance.
Application maison et chaîne YouTube
Aussi, elle lance son application mobile afin de fluidifier le parcours de ses clients mais aussi l'opérationnel en restaurant. Dotée d'une intelligence artificielle, elle doit enrichir l'expérience client via des recommandations et faciliter la gestion en interne et optimiser les flux de commande tout en anticipant les pics d'activité.
Quant à la chaîne YouTube créée, elle permet à l'enseigne d'ouvrir ses coulisses et d'aller à la rencontre de ses franchisés. « Le futur de la restauration ne se joue pas uniquement dans l’assiette, mais aussi dans la qualité de la relation client. Le digital doit devenir un véritable outil de proximité avec nos consommateurs », explique Aurélien Camps, responsable communication et marketing de PizzaCosy
« Nous sommes une enseigne de proximité qui s'adapte aux usages de ses clients », résume Jérémy Cerceau, directeur général de Pizza Cosy. Cette proximité passe par les outils numériques, qui prolongent le réseau physique de pizzerias. Etonnant virage, quand on sait que la plupart des enseignes privilégie la consommation sur place et l'expérience client, à l'instar du groupe Peppe, qui a préféré abandonner la vente au comptoir et investir dans l'ouverture de grands et beaux restaurants. Même Taster, une plateforme de marques créées pour la livraison, a décidé de changer de modèle et d'ouvrir ses propres restaurants.
Cependant on apprenait dans un second temps, que Pizza Cosy allait ouvrir 6 nouvelles adresses.
Un réseau riche de 70 unités
Créée en 2010 à Saint-Étienne, l'enseigne compte plus de 70 pizzérias en France, exploitées en franchise depuis 2016. Elle vient d'être élue Meilleure Chaîne de Magasins et Meilleure Franchise de l'année 2026.
Par ailleurs, sensible aux préoccupations de ses clients face à la baisse de leur pouvoir d'achat, l'enseigne a mis en place une offre attrayante. Du 13 mai au 4 juin, Pizza Cosy a remboursé 3 € sur les commandes à emporter d'au moins deux pizzas, du lundi au jeudi. Ce montant correspondait au coût d'un trajet moyen de 20 km aller-retour, dans un contexte où le litre de SP95 dépassait les 2 €. « Avec cette opération, on a décidé de s'ancrer dans le quotidien des Français », expliquait alors Jérémy Cerceau, qui ciblait ainsi la baisse du pouvoir d'achat des ménages.