, mis à jour le 11/05/2026 à 08h10

[Spécial RSE] « Nous prenons des positions et des responsabilités ! »

Olivier Feno-Feydel
Directeur général réseau
Vivalya
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Olivier Feno-Feydel et Yves Braun.

Après une année 2025, marquant ses dix ans, rythmée par un important travail de communication et d’identification des enjeux RSE, le réseau Vivalya entend finaliser son bilan et passer à l’action. Une stratégie solide qui s’appuie sur le collectif, comme l’explique Olivier Feno-Feydel directeur général réseau.
 

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Comment se porte Vivalya ?
Olivier Feno-Feydel

Plutôt bien. Il n’y a pas d’inquiétude particulière, si ce n’est une tension économique dans la restauration traditionnelle. Elle est plus en souffrance, notre rôle est de continuer à accompagner les professionnels. La restauration collective, quant à elle, continue son nouveau souffle. C’est rassurant et cela nous permet d’avoir des équilibres économiques corrects. Nous continuons à prendre quelques parts de marché. Notre ouverture aux marchés des fruits et légumes, à la marée et à la proximité nous rend à la fois modernes et tendance. Les voyants sont au vert clair. Cela ne nous empêche pas de nous interroger sur 2026 et de mener des réflexions stratégiques afin de renforcer le local et la puissance de nos adhérents sur les territoires. Le gros point positif est que nous prenons notre place et affirmons nos engagements, de plus en plus haut et de plus en plus fort. Le territoire, la décarbonation, le local, l’antigaspi… Tous les sujets que nos associés ont décidé d’embrasser en 2024 portent leurs fruits : nous sommes davantage sollicités et reconnus.

L’année qui s’est écoulée, celle des dix ans, a été très forte en termes de RSE… Quels sont les grands axes stratégiques à venir ?
Olivier Feno-Feydel

Renforcer nos atouts que sont la proximité, le local, nos producteurs, etc. mais pas seulement. Nous avons des chantiers à accélérer, notamment sur l’antigaspillage. Du côté de nos adhérents, nous avons des moteurs comme les établissements Fornel Frères qui viennent d’obtenir le label d’État sur l’Antigaspillage pour deux dépôts à Angoulême et Poitiers. Ils sont aussi labellisés Engagé RSE. Nous avons la fierté d’avoir le dépôt Sainfruit du réseau Le Saint à Bordeaux qui est le premier dépôt de France labellisé Antigaspi. Nous voulons accélérer, d’autres dépôts seront labellisés prochainement. En termes d’actions, le projet ACT Pas à Pas nous a permis d’identifier où étaient nos grands enjeux. Nous terminons le plan, dépôt par dépôt, adhérent par adhérent, qui nous permettra d’afficher - 85 % d’émission de gaz à effet de serre avec un cap : 2050. Cela ira du traitement des fluides frigorifiques aux approvisionnements en passant par les panneaux photovoltaïques, la géothermie, etc. La somme des 73 dépôts fait que nous avons 73 expériences qui nous permettront de consolider et mutualiser les bonnes pratiques. Mais nous n’y arriverons pas seuls. L’UNCGFL, notre fédération, m’a proposé de prendre la présidence. Ce que j’ai accepté avec l’idée d’embarquer tout notre écosystème grossistes. Nous prenons à la fois des positions et des responsabilités. Nous répondons ainsi aux attentes de nos clients qui demandent plus de proximité.

En novembre, vous avez organisé un format inédit d’événement à Paris avec une soirée dédiée à la décarbonation et aux enjeux RSE. Quel en était l’objectif ?
Olivier Feno-Feydel

Ce rendez-vous avait plusieurs buts. Le premier était de s’engager officiellement pour notre projet de décarbonation, de confirmer à nos associés que nous étions sur la bonne voie. La valeur de la poignée de main dans nos métiers est fondamentale. Cela a marqué un engagement réel et sincère avec une implication de nos 13 chefs d’entreprises et 73 dépôts. Le deuxième enjeu était de montrer à nos clients qui s’engagent sur des sujets RSE que nous étions à leurs côtés. Le troisième enjeu, avec la présence de l’ex-ministre Guillaume Garot, était de souligner notre implication auprès des politiques et des territoires. Nous passons de l’excellence opérationnelle, que nous souhaitons conserver, à la robustesse. C’est-à-dire qu’on ne va pas chercher la performance à tout prix, mais plutôt comment répondre positivement à nos clients, comment devenir ultrarobuste par la force de notre réseau.

Quel est votre bilan depuis votre arrivée à la tête de Vivalya il y a presque deux ans ?
Olivier Feno-Feydel

C’est une expérience professionnelle absolument incroyable que de partager avec Yves Braun, le directeur général des opérations, la direction de Vivalya, ceci exactement au même niveau mais avec des compétences, des appétences, des visions, parfois différentes. Pour autant, nous sommes alignés sur l’essentiel, que ce soit les enjeux, l’énergie, l’envie ou la fierté de porter les couleurs de Vivalya.

Comment envisagez-vous les mois à venir ?
Olivier Feno-Feydel

Je pense qu’il faut que nous soyons modestes sur nos ambitions parce que le vent se lève. Il faut accepter même de toutes petites victoires. Elles doivent être encourageantes. Nous ne réussirons pas le plan de décarbonation seuls. Sans la production française et internationale, nous n’y arriverons pas. Là où nous sommes rassurés, c’est de voir des filières complètes, pommes et poires par exemple, qui s’engagent. Cela nous donne envie. Nous n’avons jamais regardé les trains passer, il faut plus que jamais être acteurs. Nous avons un devoir de responsabilité et nous comptons l’assumer. Après avoir pris la parole, il faut à présent prouver. Nous sommes plus dans cette dynamique en 2026.

Chloé Labiche, rédactrice au sein de Zepros Resto et Zepros Distributeurs RHD. Rubriques Indépendants, Chaînes et Groupes, Distributeurs Foodservice, Actus Métiers, Fournisseurs.
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