Reformuler le pain, soulager l’hôpital !
Réduire progressivement le sel du pain permettrait d'éviter 8 400 hospitalisations et 136 000 journées d'hospitalisation par an en France.
Quelques grammes de sel en moins dans la corbeille à pain, et 8 400 hospitalisations évitées chaque année. Le calcul est signé Santé publique France, dans une étude parue en janvier dans la revue Hypertension, qui mesure les effets de l'accord collectif conclu en 2022 par la filière boulangerie et le ministère de la Santé. Une baisse moyenne de 0,35 gramme par jour et par personne ferait reculer la pression artérielle des Français et épargnerait 136 000 journées d'hospitalisation.
Si l'effet est aussi net, c'est que le pain pèse près de 25 % de leurs apports quotidiens en sel, selon l'Anses. Présent sur tous les plateaux, du self au réfectoire scolaire, il agit sans toucher aux habitudes des convives. Reste à traduire l'objectif en fournées : le bilan publié fin 2025 par l'Oqali montre que plus de 80 % des pains analysés respectent déjà les seuils.
Cette dynamique, Paul Boivin, délégué général de la Fédération des Entrepreneurs de Boulangerie, la résume par « un impact concret et mesurable sur la santé des Français ». Elle appelle une suite : la FEB prépare avec les pouvoirs publics un accord sur le sucre des viennoiseries et pâtisseries. De quoi alléger, demain, une autre ligne du plateau.